samedi, avril 21, 2018

Entre aigre et doux

Aigre, la nécessité de pondre, sans grand espoir, mais ne pouvant rester inactive, une lettre pour demander quand le rachat de la somme désirée (et nécessaire), partie de mon assurance vie, pourrait avoir lieu (plus de dix jours de retard déjà) avant qu'il me soit possible de saisir un modérateur en cas de non réponse dans une semaine (avec un peu de chance ça me mène juste un peut trop tard pour des billets pour le festival et prolonge ma période austère)
Douces la lumière éblouissante sur mon chemin et quelques petites fleurs
Aigres les trois photocopieuses qui ont bouffé mes petites pièces avant qu'un réparateur me dépanne et que je puisse envoyer mon courrier en recommandé avec AR)
Doux l'abondance des étals, le peu de clients, la gentillesse des commerçants et ma relative sagesse (avec quelques plaisirs en sus du nécessaire et deux petites primevères)
Amusant l'art urbain involontaire, et agréable l'arrivée dans ma niche à courrier d'un livre désiré
Aigre la panne d'internet trouvée en rentrant (tous les abonnés numéricable avignonnais) et qui s'est éternisée
Douces les presque deux heures où le soleil baignait mon mur et Brigetoun qui se déplaçait, toute drette, dos entrant dans les pierres, en suivant son chemin
Doux le concert du soir à l'opéra Confluence
intitulé «concerto de poche» et consacré à Beethoven
avec la sonate «les adieux» interprétée par Jonas Vitaud
puis, avec deux puis quatre des interprètes du «off des musiciens de l'Orchestre de Paris» deux curiosités (au moins pour moi)
une transcription (par Beethoven) de la symphonie n°2 pour violon (Maya Koch), violoncelle (Frédéric Peyrat) et piano – et ma foi, bien sûr ce n'était pas la même chose mais c'était plein de charme
et surtout, après l'entracte, une très belle version (transcription commencée et abandonnée par Beethoven et Pössinger, achevée par Hans Werner Küthen) du concerto n°4 en sol majeur pour 2 violons, 2 altos, un violoncelle et piano qui retrouvait, à sa façon, le lyrisme de l'original
aigre, en sortant, l'absence de navette (le public était très très restreint et nous n'étions que cinq à attendre avec une confiance agacée puis un semblant de désespoir, l'attente se prolongeant et toutes les voitures étant parties) – presque doux au bout d'une demi heure un cadre de la tcra (compagnie de bus avignonnaise) nous découvrant et appelant pour qu'un chauffeur et un minibus soient réquisitionnés et vienne chercher les naufragés (après la fin du service) gratuitement... aigre la nouvelle que la panne sfr, numericable était prévue pour durer jusqu'à au moins dimanche en milieu de journée...
douce la découverte, un peu avant sept heures, en roulant hors du lit, de voir des petites diodes gentilles sur le modem.. alors vite finir ceci, enregistrer les photos, me précipiter pour mettre en ligne et m'attaquer à l'immensité de ce que je n'ai pas lu (à vrai dire tant pis j'y renonce, vais me contenter d'un peu du récent)


8 commentaires:

Claudine a dit…

Muter Beethoven en poulet aigre-doux, fallait oser ;)

brigitte celerier a dit…

la vie qui l'a osé pour moi
Par contre après la divine surprise de la connexion ai été voir mon compte en banque : là le doux n'est pas ven… rage d'être si faible face à un truc comme HSBC

Arlette A a dit…

Aigre -doux il y en a qui aime ce mélange exotique....tu verras c'est tonique je t'embrasse et suis desolee en admiration aussi

brigitte celerier a dit…

j'aime et pratique l'aigre doux en cuisine (de façon anarchique mais tout de même)

casabotha a dit…

Courage, avec tout ce qui reste de ciel doux.

brigitte celerier a dit…

et même et surtout de ciel violent avant qu'à partir de la mi-mai ma cour devienne un four :-) profiter de chaque minute

Godart a dit…

Scènes de la vie ordinaire avec ses nouvelles tracasseries administratives. Mais avec cette volonté chevillée au corps de garder le cap du culturel. Chapeau bas.

brigitte celerier a dit…

faut bien avoir de bons moments