vendredi, avril 06, 2018

Petit circuit matinal

Entrer dans les yeux
pour y noyer angoisse
rire avec soleil
et puis se souvenir, et refuser de mettre en cause l'âge, de résultats labo et se moquer de soi, obligée d'aller, avec mon marché dépannage, à côté des halles
sur branches noires
se posent en brouillard tendre
la re-vie verte
sur chemin barré
une agonie regarde
frère glorieux
l'amabilité, la splendeur du ciel, une caresse fraiche sur tête bouillante, et juste ce qu'il faut de lassitude


8 commentaires:

casabotha a dit…

Petits bonheurs de se sentir vivante au ciel.

Arlette A a dit…

Air pur tout neuf qui donne vie aux pierres entre ombres et lumieres

brigitte celerier a dit…

j'aimerais juste être aussi neuve que lui

jeandler a dit…

Résister, c'est la seule vérité.

karim a dit…

vertus de la forme contrainte : sans l'impératif du 5-7-5, vous n'auriez pas (n'est-ce pas ?) trouvé ce joli "re-vert" du deuxième haïku (mon préféré)
- la question des "e" muets (ou non) se pose (je me la pose quelquefois) : vous semblez considérer muet celui de "tendre" (deuxième haïku) et sonore celui de "angoisse" (premier haïku) - avez-vous, sur ce point, une religion ?
- c'est toujours un bonheur que de se promener dans avignon avec vous !

brigitte celerier a dit…

karim, d'instinct je pensais "je suis bien incapable, depuis toujours, d'avoir une religion ou une règle surtout pour l'écriture
et puis en reprenant : si je prends le e comme sonore ou du moins la tendance et dans les deux cas, par contre dans le cas du brouillard tendre ai mal compté : j'avale le sent de posent - pas bien, une erreur - honte et tant pis

brigitte celerier a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
tanette2 a dit…

"Rire avec soleil".."noyer angoisse"..."se moquer de soi"...
mais garder courage et se ménager.