samedi, juin 09, 2018

Un aller et retour dans les rues de la ville

Comme je suis partie ce matin, en retard (dormais d'un sommeil candide) pour rejoindre des militants devant la Cité administrative près de la gare, lieu du premier rendez-vous, m'en suis allée par la rue des Teinturiers qui dormait encore, sauf quelques touristes avec appareils de photos (du coup les ai imités), dans l'espoir de rejoindre, au cours de leur trajet vers la Préfecture, un petit groupe qui avait projet d'afficher des silhouettes de migrants au long de leur chemin
et puis, comme, en arrivant au boulevard Limbert, ne voyais pas trace de silhouettes ou de poseurs de silhouettes, ai fait un petit aller et retour, dans et hors rempart (dans le plaisir alors de la brume de fleurs)
pour retrouver un petit groupe (seules quelques silhouettes avaient été posées à petite distance de la Police des frontières, pour respecter une interdiction... étions pas dans une provocation inutile) des amis et militants (actifs oh combien, y compris en logeant, accompagnant, etc...) du collectif 100 pour 1, solidarité Vaucluse (les ai découverts il y a quelques temps, eux leur fermeté, implication simple, amabilité... me borne, faute de force, d'engagement et de place à un soutien en petits actes de présence et un tout faible soutien financier) et ceux de RESF que j'avais un peu perdus de vue, à la suite de la convocation par la Police des frontières , vendredi 8 Juin, de 4 jeunes mineurs non accompagnés, dans le cadre d’une enquête pour des faits d’escroquerie, ce qui signifie en clair pour vérifier leurs papiers d’identité et remettre en cause leur minorité,
http://100pour1.fr/accueil/evenements/ (le site est «pas terrible», descendre sous la grande photo manquante
et pendant que les quatre garçons, que personne ne pouvait accompagner, étaient devant ceux qui devaient décider de leur minorité (de plus en plus facilement mise en doute, dès leur premier contact avec l'aide à l'enfance) avons dessiné sur le trottoir, puisque sur les murs c'était interdit (moi j'ai juste écrit Joseph), quelques silhouettes et collé en leur centre l'histoire d'un migrant.. 
et surtout avons entouré ceux qu'interviewaient longuement (et c'était sans grands mots, concret, vivant et assez passionnant) deux jeunes femmes pour France 3 et le Provençal (ne sais ce qui en restera, mais c'était le but)
Elles ont pris des photos des plus concernés, puis de tous les assistants
et m'en suis revenue, d'un pas léger au début, de plus en plus las vers la fin.

Si j'ai le feu vert des toubibs, il se confirme que je devrai être sage petite vieille cette année (me suis excusée pour une invitation toulonnaise en cours de festival qui exigeait que je bouscule les quelques (un assez gros quelque) spectacles auxquels je tiens, et j'ai préparé ma liste de billets bien plus étriquée que les années précédentes – le festival me semble-t-il est lui-même réduit, nous vivons des temps rudes et une amorce de retour aux origines, pas tout-à-fait tout de même – liste d'un ou deux spectacles par jour, avec laquelle je vais m'asseoir demain matin sur le sol de la Fnac en attendant mon tour, dans l'espoir de les obtenir tous...

8 commentaires:

casabotha a dit…

Oui les temps sont bizarres, tout migre, même le ciel

brigitte celerier a dit…

le ciel ne migre pas (les nuages si et encore…) il mue

Grimard Marie-Christine a dit…

Ah merci pour le retour et bon courage pour la course aux billets !

brigitte celerier a dit…

merci

Dominique Hasselmann a dit…

Vu récemment que le sujet de "culture générale" du concours d'entrée à l'Ecole Nationale Supérieure de la Magistrature de Bordeaux portait sur la solidarité (sociale, culturelle, etc.).

Nul doute que comme "exemples concrets" souhaités, certains candidats n'auront pas oublié de citer le ministre Collomb, un parangon du domaine.

Choisissez bien votre programme du festival, qui, effectivement, semble un peu chétif cette année.

brigitte celerier a dit…

il en profite (le festival ou Py) pour mettre en avant des jeunes, des moins connus… et j'étais un peu navrée mais finalement ma curiosité éveillée me donne encore plus envie…
je choisis ce que je peux comme lieu, comme horaire, pas très envie d'avoir à jeter des billets, mais je me sais limitée tout de même (fais quand même quelques paris) … et là je me refuse à y aller plus de trois heures avant (au cloître ils ont du finit de distribuer les tickets pour avoir accès à la vente à 13 heures…. y être à cinq heures du matin c'est la bonne solution mais ça me semble si stupide (reste de snobisme)

Claudine a dit…

donc on aura du spectacle à Avignon quand même ? youpiiii

Arlette A a dit…

Pas question de poursuivre ce genre de folie les attentes sont déjà in supportables oui vu que cela se réduit mais ps que pour le festival .. ici aussi et beaucoup de nouvelles creations ..je reste prudente ..ou je vieillis !!!.prends soin de toi