mardi, juillet 10, 2018

Avignon – jour 4 – avec modération, récupérer un peu et juste la beauté de Kreatur de Sasha Waltz


une certaine tendance à l'effondrement... et un programme qui me convient... forcer carcasse au ménage un peu plus qu'en gros, un peu de repassage, du sommeil, des vertiges, des vitamines et nourritures plus normales, arriver à lire une quinzaine de contributions à l'atelier d'été de François Bon http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article211 retrouvé montre perdue depuis hier et partir, avec un veille robe que j'aime (chemisier à mi mollet, tissu mou, aujourd'hui viscose, autrefois cotonnade bas de gamme, petites fleurs sur un fond sombre, me fait penser aux femmes kabyles que je trouvais si belles dans mon enfance, aux paysannes méditerranéennes en général, bon ce qui est dedans n'est pas à la hauteur mais je me sens ainsi) 
un peu avant 4 heures et demie (dommage que l'organisation du festival forcément plus lourde et qui garde ses habitudes, ai traité avec une seule société pour les navettes – je regrette le bus de la tcra – la ligne municipale - qui passait me prendre porte de l'Oulle…  en fait ce sont bien ces bus, moins confortables, mais sur un trajet différent) vers la gare routière, la navette...
pour, cette fois, l'Opéra Confluence.. 
et «Kreatur» de Sasha Waltz … ma foi je me borne à recopier sur le site du festival (juste ajouter que j'ai aimé, senti plus ou moins ce qu'ils voulaient faire passer, malgré la tentation d'en rester au grand plaisir premier – les costumes sont de Iris van Herpen – et les trois photos que j'ai retenues de Christophe Raynaud de Lage comme il se doit)
Kreatur parle du corps humain, qui, isolé ou joint à une communauté, se déforme sous la pression. Alors que perdre ou prendre le pouvoir, penser l'altérité ou se regarder soi-même, s'aimer et se détester sont les intuitions de départ de cette pièce, la visite d'une ancienne prison de la Stasi à Berlin a confirmé à Sasha Waltz et ses danseurs des points d'appui mémoriels, sensitifs pour travailler le confinement inhumain, la station debout, le continuel éveil. La chorégraphe évoque un monde où les constrictions autant physiques que physiologiques nous obligent au mouvement. Le corps devient le symbole d'une lutte, pris en étau entre des sensations concrètes d'emprisonnement et des sentiments de libération. Pour chercher ce qu'il y a de sombre et de lumineux en chacun, elle a souhaité travailler en collaboration avec de grands artistes, pour les costumes, l'espace et ses reflets, les sons métalliques et concrets
Une présentation trouvée à l'heure du déjeuner sur YouTube
«Je veux dire, dans le futur aurons nous encore besoin d'êtres humains pour ces travaux, ou tout sera-t-il automatique, avec les robots? … J'estime que l'art performatif, la danse, respecte ces questions et que nous maintenions une relation avec les générations plus jeunes et que c'est possible parce que c'est une forme d'art réellement vivant...» (traduction sous toutes réserves)
Il y a la musique de Soundwalk Collective à partir de sons collectés dans de vastes hangars industriels désaffectés et la lumière comme seule scénographie (si ce n'est un fragment d'escalier qui ne mène nulle part, où les danseurs, une fois, se regroupent jusqu'à tomber, qui joue rôle bénéfique ou non). Il y a eu la visite d'une prison de la Stasi pour saisir vraiment l'isolement, la perte de liberté, la surveillance (on entend des bribes de phrases dont on ne sait ou dont je ne savais s'ils étaient consignes, interdictions, appels). Il y a des gestes d'humour ou de tendresse et des sévices ou quelque chose d'approchant, la sécurité précaire, des cheminements solitaires parmi les autres et des mouvements de foule, les peurs individuelles ou collectives etc... je n'ai pas tout compris, mais je ne pense pas que cela soit grave, et c'est très beau visuellement. (et accessoirement la clim est terrifique... m'a fallu un quart de lexomil, un moment de station sur le côté brumisateur en main, et puis des voisins intéressants pour ne pas renoncer.)
Trébucher en me levant, marcher un peu en canard au début... pas grave mais l'ai gardé en tête pour me convaincre de ne pas m'arrêter au petit Louvre pour voir et écouter le songe d'une nuit d'été.

7 commentaires:

casabotha a dit…

Carcasse assure vous gérez le ciel maîtrise

Dominique Hasselmann a dit…

des créatures de toutes sortes dans la création... celle-ci semble très intéressante !

Claudine a dit…

Magnifiques photos, les vôtres et celles du spectacle

Anonyme a dit…

n'en faites pas trop non plus, quand même hein...

brigitte celerier a dit…

Dominique et aussi très esthétique (elle a rassemblé autour d'elles : costume, musique, lumière) de vrais artistes

Cladine merci (enfin surtout celle de Christophe Raynaud de Lage - des années qu'il photographie avec talent le festival

quant à en faire trop carcasse rappelle à l'ordre par des assoupissements, membres qui se font flous avant de sa raidir… alors je l'écoute, mais pas trop sinon resterais dans l'antre

Arlette A a dit…

Des tentations à chaque instant Beau spectacle me semble t il et vrai quand tu dis ne pas tout comprendre ...

brigitte celerier a dit…

e question tentations il y a pas mal de pépites dans le off dans la masse qu'il est devenu