jeudi, octobre 11, 2018

Morne


n'était déluge
n'était typhon, ouragan
juste tristesse
pas certaine (sourire) que le plus ancien des textes publiés par les cosaques des frontières http://lescosaquesdesfrontieres.com que j'avais décidé de recopier pour masquer mon petit affairement (non le mot ne colle pas, c'était lent et plein de regret) pour commencer à ranger les sandales et les tee-shirt en fin coton et courtes manches, soit beaucoup plus tonique
Dommage
Passant dans la rue,
nez en l'air,
yeux flottants,
vidant mon esprit
des phrases
entendues
du bruit du monde
des mots perdant sens, de la moralisation sans morale, des chasses en meute et des appitoiements éphémères,
et des faits surtout
de ce mal
en vagues
envahissantes
cruauté
espoirs morts
nantis qui jugent
et parlent
re-parlent
quand ne pouvons rien
pour aider
ou si peu
les rages recuites, les renoncements, les vies bornées dès l'origine, les tendresses attristées, même la dérision, le rire,
passant dans la rue
j'ai pensé
en lisant
oh quel dommage
que ce ne soit pas toujours le 17 avril 1897
et puis que cela ne serait pas sans inconvénient.


12 commentaires:

casabotha a dit…

Il n'y a pas qu'un seul jour où il ne s'est rien passé ici là où là-bas ou outre-là-bas

brigitte celerier a dit…

il se passe toujours au moins : le soleil se lève, le soleil se couche, on a faim

Arlette A a dit…

J'adore ce panneau ..qui veut tant dire souviens toi ..cest Bonnard qui écrivait sur son carnet le jour de la mort de sa muse et femme Marthe :RIEN et dautres encore je crois Triste intemperies et inondations ici la mer gronde noire

Claudine a dit…

plier ranger classer habits ou souvenirs
s'acquitter de sa tache
et puis le reste en surplus non négociable

brigitte celerier a dit…

oui je pense à toi (et pas que... la famiglia aussi mais l'est plus loin de la mer, enfin majoritairement)

brigitte celerier a dit…

s'obliger à sa tâche... euh j'ai du mal à m'y résoudre

Dominique Hasselmann a dit…

le retour dans le passé rafraîchit la mémoire... :-)

jeandler a dit…

C'est le RIEN qui a du mal à passer. Le rien serait-il un bien ? Et s'il ne passe rien, à quoi serviraient les frontières ?

brigitte celerier a dit…

Dominique, quand il n'est pas constat que de mémoire n'y a point ou plus

brigitte celerier a dit…

Pierre, le rien n'existe pas, il n'est que dans notre jugement

Anonyme a dit…

Good article. I absolutely love this website. Thanks!

Anonyme a dit…

Hey there I am so delighted I found your site, I really found you by error,
while I was looking on Google for something else, Regardless I am here now and
would just like to say thanks a lot for a remarkable post and a all round exciting blog (I also love the theme/design), I don’t have time to
browse it all at the moment but I have bookmarked it and also added your RSS feeds,
so when I have time I will be back to read much more, Please do keep up the awesome b.