dimanche, novembre 18, 2018

pluie, genres, sexes et Darwin

Une pluie style lamentations éternelles et, cheminement brigetounien, ce samedi, d'égalité des genres en variété des comportements sexuels
s'en allant d'abord, sous petite pluie fine, en fin d'après midi, vers le Conservatoire pour assister à un spectacle de Jean-Claude Idée intitulé ode à l'égalité, produit par Utopies en marche et les Universités populaires du Théâtre, avec Annette Brodkom, Amélie Remacle, Nejma Ben Brahim, Valérie Drianne et Rachel Faucon percussions, ou la confrontation de textes, de personnages présenté ainsi
Du côté misogyne, on citera Hugo, Musset, Beaumarchais, Molière, Shakespeare, et bien d’autres. Du côté féministe, Olympe de Gouges, Louise Michel, Malala Yousafzai, Rosa Luxembourg et Simone Veil entre autres, répondront.
Sauf que les actrices étaient bloquées (ou craignaient de l'être) par les gilets jaunes, à l'exception de la bonne percussionniste qui est avignonnaise (ou vauclusienne) et ont été remplacées par quatre parisienne (le TGV ne posait pas problème) et ma foi je ne sais ce qu'il en était de la distribution prévue, mais elles étaient très très bonnes et faisaient passer formidablement les textes lus
mais : je ne sais qui en avait décidé ainsi mais les mâles sont passés à la trappe et nous n'avons que les textes passablement jubilatoires
de Marie de Gournay (belle façon de débuter) avec l'Egalité des Hommes et des Femmes, Emilie du Châtelet et un passage du Discours sur le bonheur, Olympe de Gouges et les droits des femmes, Théroigne de Méricourt (projet d'un bataillon de femmes), Louise Michel (la meilleure dit Brigitte) avec un passage de ses mémoires, Rosa Luxemburg suffrage féminin et lutte des classes (1912), Alexandra Kollontaï (pour elle et les suivantes je n'ai pas noté le titre), Malafa Yousafzai et Simone Veil (son discours sur l'IGV, les phrases passant de l'une à l'autre des actrices)
Salut, sortie… Brigetoun avait le temps de rentrer dans l'antre, en longeant les trésors de la foire «gastronomique», de préparer ceci et le diner
et de repartir, écornant encore la foire, les pavillons hors chapiteau où l'on pouvait déguster entre autres de l'aligot, avec un petit regret pour celui là
et de gagner le théâtre du Chêne noir pour passer de la lutte ou non-lutte des genres à la riche invention de la nature en ce qui concerne la sexualité animale (sauf celle de l'animal humain) avec le sextape de Darwin un spectacle de Brigitte Mounier et de sa Compagnie des Mers du Nord, entre conférence avec exemples, hilarité, opéra baroque (composition musicale de Marie-Paule Bonnemason), beauté...
présentation sur le site du théâtre
« Nous parlerons ici de la fabuleuse et inouïe diversité des comportements sexuels et modes de copulation dans le règne animal.
Celle-ci nous invite à dépasser la théorie « mainstream », à bousculer l’hétérosexualité et la légende familiale obligatoire. Voyant le monde à travers le filtre de sa propre convenance culturelle, l’Homme a longtemps considéré cette vision bipartite comme étant la norme et toute autre combinaison lui semblait contre nature. Contre nature ? Vraiment ? Alors voyons de plus près ce que nous dit la nature sur le sujet ! Car si notre culture nous enseigne que le sexe est une activité qui a pour fonction la perpétuation de l’espèce et que, pour cela, le mâle et la femelle coopèrent gentiment, la nature, elle, nous montre l’étroitesse de notre imaginaire.
Avec les multiples compétences physiques des artistes réunis sur le plateau : danse contemporaine, acrobatie et arts martiaux, nous reconstituerons les ballets, parades et montes de différentes espèces animales, aériennes, aquatiques et terrestres. La chanteuse explorera l’étendue du spectre de ses capacités vocales pour citer, reproduire et réinventer les préliminaires vocaux qui font l’univers sonore de la nature au printemps, mais puisera aussi dans le répertoire lyrique classique, baroque et contemporain. »
le teaser

et des voix joyeuses qui se répondaient de groupe en groupe en sortant dans la nuit froide.

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

sexualité avec ou sans gilet : il faut choisir... :-)

brigitte celerier a dit…

les gilets n'étaient que source d'absences (surtout de public)

Marie-christine Grimard a dit…

Jubilatoire

Anonyme a dit…

Aime bien votre regard sur les époque. s. Claudine

brigitte celerier a dit…

avons jubilé (les deux fois en fait mais plus franchement au Chêne noir… (et puis la petite dame était une très belle chanteuse)

brigitte celerier a dit…

Claudine, n'étais que témoin du regard d'autres

Arlette A a dit…

Bravo tu sautes avec bonheur d'un propos à l'autre. .en suis incapable je reste trop imprégnée d'un premier

brigitte celerier a dit…

Arlette n'y pouvais rien ça tombait comme ça… et en fait je n'ai regretté d'avoir assisté à aucun des deux