vendredi, juin 21, 2019

Longue déambulation à la recherche musique en crainte de pluie puis vélos

matin qui n'était pas aussi gris que prévu – espoir et courses ménagères
(conseil, dégringolez vite le long de la fausse page) les nuages s'installant, la pluie venant, à grosses gouttes paresseuses, repartant,
dans la crainte des musiques qui devaient entrer dans l'antre sans être désirées m'en suis allée, cueillie sur la place de l'horloge par l'horreur des ballons que l'on offre maintenant aux enfants les jours de fête, 
et, comme je m'étais trompée de près de 3/4 d'heures pour le début du le petit concert de musique de chambre (un orchestre avignonnais que j'ai un peu moins aimé que d'habitude) à Saint Didier, j'ai entrepris un périple cherchant des trottoirs et des musiciens, trouvant un choeur euh comment dire... des installations vides, des musiciens qui attendaient de déballer leurs instruments, un ciel qui se dégageait, des guittaristes accompagnées d'enregistrement, des chanteuses itou,
et après la légère déception Edgar, Bach, Tchaïkovsky à Saint Didier, ai repris mon tour, ratant des photos, me cassant nez ou n'aimant pas, faisant une petite rencontre gaie rue des Teinturiers
trouvant fort bon ce petit bonhomme sans prétention – ses amis me disaient il est fou, et le semblait bien parfois - chantant une sorte de rap algérien, entre cri, apostrophes et mélisme, un peu maladroit mais d'autant plus attachant d'être juste esquisse, mieux que sympathique (et puis étions cinq auditeurs)
et, pendant un long et beau moment, sur la place de Saint Pierre, à l'invitation du restaurant, trois musiciens nous donnant du jazz, des blues pour se sentir merveilleusement bien.
Sur ce suis rentrée, et désolée c'est pas terrible ce que j'entends et qui franchit murs, escalier, porte, volets (même si nettement plus suportable sur ma place.... mais là j'ai balancé les photos de musique ou surtout de pauses parce que tout de même lasse – pardon demandé – et m'en vais chercher de la musique ancienne à écouter au casque jusqu'à ce qu'ils aillent se coucher.

11 commentaires:

casabotha a dit…

j'ai tout lu même les virgules je me
dis que quand même il y en a qui ont de la chance

Brigetoun a dit…

ça a fini en crise de nerf - la musique sur la place était si forte qu'elle grimpait l'escalier, traversait les murs, les écouteurs, les musiques que tentait de lui opposer et que comme je suis ressortie pour me renseigner à cinq cent mètres du podium même en criant on ne pouvait pas s'entendre, le tout avec une petite foule en danse hystérique… devenait dingue (fin à deux heures du matin, avec brusque silence)

jeandler a dit…

Une soirée décibels qui n'apaise pas comme l'on dit de la musique.

Anonyme a dit…

Belle déambulation pour toi transmise élégamment. .le reste ...cela devait être dur même avec des bouchons d'oreilles. .ici calme sur la mitre c'est en ville le grand chambardement AA

Brigetoun a dit…

je ne rééditerai pas et je comprends mieux la crétinerie généralisée si le son est maintenant partout de cette puissance (jamais subi telle violence)

Godart a dit…

La fête de la Musique avec les sonos surpuissantes (pour compenser la qualité musicale ?) devient aussi la fête des acouphènes.

Claudine a dit…

La chanteuse a la même robe que ma cadette

Brigetoun a dit…

là (le truc final) ça dépassait les acouphènes c'était crâne absent et douloureux et corps secoué

Brigetoun a dit…

Claudine elle elle avait un filet de voix apaisant (un peu plat par contre)

Dominique Hasselmann a dit…

Oui, la "Fête de la musique" n'a plus la convivialité qu'elle possédait au début.
La sono et le zinzin à toute berzingue ont pris le pouvoir : après les jeux du cirque, les (pauvres) jeux de la musique de rue ?

Ici à cinq heures du matin on a soudain entendu au loin les sirènes des pompiers (incendie dans le 11ème arrondissement).

Brigetoun a dit…

Dominique, remarquez déjà lors de ma première hospitalisation/cancer je ne comprenais pas pourquoi j'avais des visites de tous les aide-soignants, infirmières et c'est un jeune médecin qui m'a dit c"est de votre fenêtre qu'on voit le mieux (nous étions au matin du 22 juin) la noria des ambulances et des (zut je ne trouve pas le nom) des véhicules de police après les débordements de la nuit

Mais là il y a toujours eu des sono bruyantes sur ma place mais les trois murs entre elles et moi, la porte, le bout de rue et des écouteurs pleins de tambours de Burundi ou de cantates deux huitième pleines d"enthousiasme arrivaient à en faire un puissant arrière-fond, là non, elle passaient par dessus out et quand je suis descendue aux renseignements la place et la rue étaient pleins de jeunes futurs décideurs en tenue négligée mais très chère ramenés à l'état de zombies au regards vagues et ne pouvant s'entendre… m'a fichu la frousse (enfin un peu)