dimanche, août 18, 2019

Au rez de chaussée de l'hôtel de Caumont

Ce matin promenais à l'aller des draps, au retour une housse de vêtements en suivant un chemin un peu sinueux, assez baroque, parce que cela ne suffisait pas à remplir une heure de marche
Je reprends la seconde partie, au rez-de-chaussée de l'hôtel de Caumont de la petite sélection en cette fin d'été des oeuvres de la collection permanente intitulée Pour un usage des formes, avec à côté de la vitrine sur la rue Violette le panneau de tissu de Brusan peint en blanc de Loris Gréaud,
et derrière un rideau, dans le renfoncement avant la galerie ouverte sur la cour que n'ai pas photographiée puisque l'ai fait si souvent et puisqu'elle ne montrait que le décor qu'y a peint Sol Lewitt, une courte et merveilleusement fraîche vidéo de Douglas Gordon...
et puis, sautant directement à la première salle sur le boulevard Raspail, deux murs consacrés à des photos-miroirs (ne sais comment on les appelle, moi c'est ainsi) splendidement étranges de Douglas Gordon que majoritairement, à moins que ce ne soit en totalité, je ne connaissais pas
face à l'angle occcupé par l'autorité des deux grands rectangles recouverts de pigment noir et de paraffine puis agrafés au mur de Richard Serra.
Me suis promenée dans la sale suivante, n'en gardant que les chaises électriques d'Andy Warhol
avant de passer dans le salon situé au centre, pour l'intallation de Carlos Amorales – né en 1970 à Mexico, constitue (je résume un cartouche) une archive liquide avec des images issues de l'iconographie populaire traduite en dessins, collages, installations ou films d'animation invitant à l'expérimentation et la compréhension de tous, en écho à l'Atlas mnémosyne d'Aby Warburg et ses archives témoignant de l'histoire artistique mondiale considéré comme un unique chant ininterrompu – ici il semble vouloir s'appuyer sur les oiseaux de Hitchcock (mais on peut chercher d'autres correspondances) pour autres aperçus de son oeuvre http://estudioamorales.com/archive/
Ne sais pourquoi m'attarde d'avantage sur lui... peut-être parce qu'après avoir traversé plusieurs fois l'essaim d'oiseaux noirs entouré de la trace d'une marée rouge j'avais envie d'en savoir un peu davantage que le réel plaisir visuel.
La porte suivante mène aux deux salles consacrées sous le titre Le sommeil n'est pas un jeu à l'artiste invitée par le Festival cet année (et auteur-trice de l'affiche) Miryam Haddad https://www.miryamhaddad.com/ 
et je recopie le site de la collection Elle y déploie son univers hérité des œuvres colorées et vibrantes de James Ensor ou d’Oskar Kokoschka dans lesquelles les scènes aux personnages grotesques révèlent au fur et à mesure de leur observation des subtilités, des profondeurs, qui font de cet univers fantasmatique un jeu de parcours aussi étrange que merveilleux pour le regardeur. Danses folles, mythes aux formes bigarrées flirtent en permanence avec une abstraction faite de couleurs intenses et induisent un sentiment mêlé de plaisir et de trouble.
Puis, passer sans m'arrêter dans la pièce qui ouvre sur le petit bâtiment charnière entre les deux hôtels pour reprendre et achever cet accrochage de la collection permanente 
avec, pour mon plaisir dans la salle qui donne accès au hall, derrière le comptoir de la billetterie, sous le titre d'une nouvelle peinture figurative, deux artistes que, sans originalité, j'aime tout spécialement, Barcelo – et qu'importe si je connaissais déjà les deux corps accroupis, j'aime leur force et n'avais pas souvenir du lièvre mort

ni de son livre en céramique posé, ici, devant Geologische Formationen d'Anselm Kiefer (acrylique et crayon sur photographie)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Toujours un plaisir ..et tes petits textes en appoint Merci