commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, octobre 21, 2019

Le Parcours rue des teinturiers - A

première des deux expositions qui s'y tenaient
Jeudi, en sortant du Cloître, considérant que le piétinement ne saurait remplacer la marche, et puis parce qu'il n'était pas si tard, et puis parce que depuis que j'avais découvert que grâce à cette édition du Parcours de l'art nous avions accès à la chapelle des Cordeliers j'avais grande envie de retrouver mon souvenir très ancien de ce mois de juillet 1975 où mon festival s'était quasiment réduit à suivre la cellule de création (pour les querelles intestines de Bernard Bengloan et Michel Beretti avec une mise en jeu d'André Steiger … un merveilleux et joyeux travail en partant de la Chine des empereurs, et, de plus en plus, en parlant d'après mes souvenirs, de l'élevage et la consommation des chiens -- enfin il ne devait pas y avoir que ça), m'en suis allée rejoindre et suivre la rue des Lices (bien aimé le rythme des fenêtres condamnées…)
Ma foi mes souvenirs ont été un peu piétinés...
parce qu'en débouchant de la rue des Lices, en prenant pied dans la rue des teinturiers, ai vu une mini foule devant la grille d'accès au pont, des gens qui se croisaient au dessus du filet d'eau... et dans la salle des gens assis sur la marche du choeur ou pressés autour d'un conférencier qui parlait de ce qu'avait été l'église, dont ne reste que la chapelle axiale (reconstruite au XIVème en même temps que l'ensemble de l'église -- qui se trouvait sous l'actuel Lycée Saint Joseph comme le reste du couvent -- et le clocher étêté) – certainement très bien mais j'étais en trop, je ne voyais pas grand chose et sa voix balayait ma douce mélancolie. Egoïstement j'avais un peu l'impression de quelqu'un qui rentre chez lui pour trouver une assemblée de voleurs s'y prélassant...
Mon esprit bloquait ses mots et n'ai rien appris de plus que le peu que j'en connaissais, dont la légende qui veut que Laure ait été enterrée dans la chapelle de la famille de Sade – je retrouve dans ma petite bible, l'évocation du vieil Avignon de Joseph Girard, cette note portée par Pétrarque dans un livre Ce corps très chaste et très beau fut enseveli dans un sanctuaire franciscain, le jour même de sa mort, au couche du soleil... et que Maurice Scève en 1533 fit ouvrir les tombeaux des Sade et prétendit avoir trouvé le corps de Laure «grâce à une médaille et un prétendu sonnet de Pétrarque déposés dans le caveau» ce qui fut suffisamment accepté pour que François 1er vienne visiter la tombe et y déposer des vers... J'y trouve également qu'en 1660 c'est dans cette église que Louis XIV de passage dans la ville toucha les écrouelles des malades que l'on y avait rassemblé (différant en cela de notre petit monarque actuel, même si rien ne dit que les malades aient été guéris à l'époque)
Bon suis quand même arrivée, jouant discrètement des coudes et me glissant entre les dos distingués et attentifs et les murs, à voir, sans vraiment les admirer, est-ce à cause d'elles, du fait que j'avais quasiment le nez dessus, ou de l'envie d'une petite hécatombe qui occupait mon esprit, la série de toiles, intitulée l'instant présent de Valéry Muller – (Blauvac – Vaucluse) http://www.valerymuller.com/ qui a a renoncé à son métier de designer d'automobile pour s'installer en Provence et peindre
Depuis sa plus tendre enfance, Valéry se passionne pour le dessin et la peinture et a développé une relation étroite avec la nature et ses éléments.
A travers son œuvre, hommage aux sources d’énergie accordées volontairement par la nature, il cherche à exprimer l’ambiance dégagée par son sujet. Travaillant en huile sur toile en grands dimensions, il se consacre en particulier au sujet des fleurs et leur évolution dans le temps ainsi qu'au sujet du paysage méditerranéen.
Et comme ce soir j'apprécie bien davantage son travail, je regrette de ne pas y avoir passé le nez en allant cet après-midi visiter l'exposition qui se tenait à la salle Benoît XII, avant de sortir des remparts en même temps que la Sorgue, exposition que j'infligerai plus tard aux passants comme, un autre jour, celle de l'Hôtel de Forbin La Barben (entre autres, l'univers de Kate Gorney)

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Ce ruisseau qui coule rue des Teinturiers (avec, un peu plus loin, sa grande roue à aube datant de leur métier...) donne de l'air - si je puis dire - à Avignon !

Les expos en sont comme toutes fluidifiées... :-)

Brigetoun a dit…

Dominique pas une roue mais au moins deux en état presque bon et deux ou trois autres squelettiques

Anonyme a dit…

Ne connais pas vraiment Avignon et tes parcours sont précieux AA

Dominique Hasselmann a dit…

J'ai pensé à celle qui m'est venue tout à trac à l'esprit, ce n'était évidemment pas exhaustif sur le plan géolocalisation... :-)

Brigetoun a dit…

Arlette là suis devant la pluie en me demandant où marcher pendant une heure en n'en ayant pas marre…

Brigetoun a dit…

Dominique, à vrai dire il y en a trois que l'on connait peu qui sont tout au bout en très mauvais état, pour une ce n'est puis qu'une trace et l''engrenage, tout au bout avant que la Sorgue passe sous le rempart

Claudine a dit…

continuez de nous infliger des œuvres comme celles de Valéry Müller #dopelégale

Brigetoun a dit…

ben non ce ne sera pas même, mais avec quelques bidules que j'aime bien