mercredi, octobre 09, 2019

retour vers la maison de Jean Vilar

Vent tombé, fraicheur restée et bleu régnant m'en suis allée, les yeux papillotant de sommeil... pour ne pas vraiment travailler puisque, en fin de matinée, accompagné par Chantal, Youssouf est entré pour la première fois au collège (3ème générale)
Retour heureuse, mais un peu déboussolée – sourire
Ecoute de la couleur tombée du ciel de Lovecraft, traduite et lue par François Bon https://youtu.be/hq3eAutj0EI
et, paresseusement, je reprends des images de ma visite, dimanche, à la maison Jean Vilar pour la petite exposition, dans la cadre du Parcours de l'art des refuges d'Anna Novika (Sète) (expose également chez Benoît XII et dans la chapelle du miracle - son beau site : https://www.anna-novika-sobierajski.com/ )
présentée ainsi sur le catalogue en ligne «Dans ses dessins qui sont conçus comme de véritables peintures, par couches successives, l’artiste traite du thème de l’exil si présent dans notre actualité et aussi du déracinement, avec ses cabanes, forteresses et vans flottant sur fond blanc dans l’espace… La maison, en suspension, entre terre et ciel, est flanquée de racines complexes et de rhizomes en lieu et place de fondations. La dé- marche artistique est tournée vers l’universel et le symbolique... » Bernard Teulon-Nouailles, 2019
Et puis, réparant mon oubli de cette exposition dont j'avais différé pour en profiter mieux pendant le festival pour lequel elle avait été conçue, ai suivi à contre sens puisque j'étais entré par la dernière salle (une vidéo que j'ai négligée... certainement à tort) voisine du couloir consacré à Anna Novika, l'exposition Trouble fête – collections curieuses et choses inquiètes de Macha Makeïeff, baignant dans son monde onirique, n'ayant l'explication (pas certaine que ce soit indispensable, cela ajoutait une petite note qui colorait la mémoire de ce que j'avais vu) que dans la dernière salle (la première en fait)
Macha Makeïeff expose les mots de son frère Georges. Comme l'auteur Lewis Caroll, Georges s'inventait des histoires de petite fille au sein de mondes imaginaires. Son pays des merveilles s'était, lui aussi, construit pendant une enfance arrêtée, stupéfaite. Dans les couloirs et les salons de la Maison Jean Vilar, leurs mots se répondent au coeur d'un concert de bêtes étranges, de sons distendus et de miroirs qui réfléchissent. Une promenade sensible dans une maison hantée d'objets bienveillants, recalés, de ceux abandonnés dans les recoins des ateliers, au fond des tiroirs, dans les réserves des musées et aux abords des scènes.
Sur le site du festival où je trouve des photos qui me dissuadent d'afficher les miennes (bon sauf quelques unes)
comme cette vidéo où de surcroit on a une idée du son dans lequel on baigne, sauf que sur place il est à la fois beaucoup plus englobant et évasif, le texte étant presque incompréhensible, un peu comme prononcé par des esprits qui ne veulent être entendus et saisis...
alors, tout de même, quelques images pour accompagner ces mots de Macha Makeïeff parmi ceux qui s'inscrivent ponctuellement en lettres blanches sur parois noires
La vie désirante, enchantement moderne
Sur la peau toute entière, sur la rétine
On provoque l'inattendu
Comme une lettre laissée sans réponse
Devant la porte magnétique
La frénésie, l'égarement
La tête me tourne
Quelle fête m'attend ?

PS je me demande si, comme cela s'est passé mardi soir ^our les 15 précédents ce billet va être supprimé  demain de Facebook

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Bien vu ce matin par ton lien cela n'était qu'un incident FB très belles images et beau parcours merci et tes invités aussi ont dû apprécier Aa

Brigetoun a dit…

enfin ce sont quand même une trentaine de photos effacées sur Facebook et puis une impression très désagréable… et ça devrai durer un mois ou un peu plus

Dominique Hasselmann a dit…

Macha sauvage, belle expo... :-)

Brigetoun a dit…

l'impression de marcher entre peur et tendresse dans son crâne ou celui de son petit frère