samedi, novembre 09, 2019

Lumière revenue et opéra comique

Matin sur le chemin du teinturier et de la recherche de chaussettes chaudes et pas trop chères (suis très limitée provisoirement et en reste aux petites choses, mais en ai 20 paires de tailles variées) un ciel en gaité bleue
des petits jeux de lumière et d'ombres à nouveau, et parfois, à un coin de rue, la caresse de l'air attiédi...
repassage et inventaire des chaudes vêtures...
et puis, comme j'ai mon petit tas de billets de spectacles pour soutenir mon égoïsme,
attendre navette
vers l'opéra Confluence pour la dernière création de l'opéra d'Avignon, une nouvelle production de la Périchole, le plaisir d'Offenbach, sans comparaison puisque n'avait jamais vu/entendu cette oeuvre dans une production plus prestigieuse. http://www.operagrandavignon.fr/spectacles/la-perichole/
(photos provenant du compte Facebook de l'opéra)
mis en scène par Eric Chevalier : envie de raconter l’histoire de cette chanteuse des rues qui séduit un homme de pouvoir, une situation dont elle profite largement. Ce qui m’intéresse également dans cette histoire, c’est qu’elle a un fond historique, c’est un personnage de roman mais d’après une personne réelle puisque la Périchole a vécu quatorze années avec son vice-roi… Ce qui m’intéresse ici, c’est le rapport entre l’artiste et le pouvoir, ce mélange de fascination que l’artiste peut exercer sur le pouvoir politique et en même temps de haine. Jean Renoir a su mettre cet aspect ambivalent de manière remarquable avec cette idée géniale de commencer et de finir dans un théâtre, c’est un chef-d’œuvre absolu, Anna Magnani y est prodigieuse ! Très humblement, j’ai gardé un peu à l’esprit ce film comme la pièce de Mérimée mais il y a aussi d’autres romanciers que ce personnage a subjugués. et puis ce soir il y avait Offenbach, même si le comique est moins évident que dans d'autres opéras, sommes plus dans l'ironie que dans la bouffonnerie
Première partie : aimé les voix des principaux solistes (surtout Maria Karall qui chantait la Perichole même si dans « je suis grise » les inflexions étaient un chouya moins spirituelles que celles de Felicity Lott, mais juste un peu et suis de parti pris) mais j'ai trouvé que deux ou trois jeux de scènes flirtaient un peu trop avec la bouffonnerie justement et que surtout l'ensemble manquait de vivacité
un entracte
et le plaisir vrai ensuite (découvert aussi à ce moment la très ronde, belle, voix de Pierre Derhet (Pedrillo) et toujours bien aimé les autres solistes, et puis la mise en scène avait trouvé son rythme


applaudissements, sortie souriante mais attente longuette de la navette qui pour une fois ne nous attendait pas... heureusement avais de bons compagnons...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aurais aimé merci pour ton ressenti sans trop de fraîcheur nocturne en attente me souviens du film aussiAA

Dominique Hasselmann a dit…

Dans les trains, il n'y a plus d'opéra (È pericoloso sporgesi)...

Même l'opéra-bouffe : on cherche le wagon restaurant ! :-)

Brigetoun a dit…

Arlette, en fait distance tout de même entre la pièce, le film et cet opéra….

Dominique, ouille ! en plein dans le bouffe ou bouffon