samedi, janvier 11, 2020

cogitations

à contre jambes
en rues bleues froides vides
suis allée matin
vers réunion réduite
du collectif rue Pasteur
générale mais relativement réduite parce que beaucoup ne pouvaient disposer de quasiment toute leur journée et s'en remettaient à un membre de leur commssion, que certains se méfiaient peut être un peu du fonctionnement impulsé par les « animateurs » qui semblent parfois venir expérimenter leurs méthodes plutôt qu'aider à la concertation, et que les commissions qui ont en charge les tâches indispensables mais sans grand prestige (les permanents qui ne sont que ça, la vie quotidienne – qui était en rendez-vous alimentaire, moi en passant j'ai simplement rempli un grand sac en papier avec la fin du don parisien – et les travaux – qui font grève en principe parce que n'en peuvent plus et se limitent justement aux travaux que la bâtisse demande sans arrêt…) étaient absentes, pas sures d'être concernées
Finalement, cette fois, les présents ont amené les jeunes animateurs à limiter leurs petits rites, conserver les règles de débats fractionnés puis récapitulés et cela a fonctionné. Me suis enrôlée comme assistante, au moins au début, on verra ce dont suis capable, des deux dévouées responsables de l'accueil ou non (avec recherche de solution inexistante en ce cas) en fonction de la place, et de la peine muette dans le second cas, démarches avec l'ASE ou préparation aux, mise au point d'un petit écrit pour acclimatation aux règles du lieu (très limitées mais fermes) avec l'aide d'un pair (jeune habitant).
Comme avions un peu moins d'une heure de battement, comme j'avais besoin d'une pause et une alimentation un rien spéciale, ai déjeuné, et ce fut délice simple, d'une barquette de nouilles chinoises achetée aux halles, assise dans un rayon de soleil sur un banc de la place Pie entre deux vieux kabyles – ai décidé qu'ils l'étaient –, en imitant avec application et plaisir leur calme serein et en tentant d'avoir même dignité malgré la longueur des nouilles et la petite fourchette en plastique mou qui ne me facilitaient pas la tâche.
Après midi pour exploiter le travail du matin, et Brigetoun osant, tout en respectant, ce qui ne lui était pas facile, les temps de parole, donner son avis avec généralement du succès (en fait c'était surtout condenser l'avis dominant) et nous sommes quittés ayant un peu avancé en concorde et bienveillance générale - reste à voir ce que cela donnera au frottement du réel.

Retour lasse, contente, navrée vaguement de n'avoir pas vu les deux garçons que je voulais.

6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Il y a toujours une ouverture dans les remparts... :-)

Brigetoun a dit…

ry il y en a une qui a perdu son décor pour que les voitures y passent aisément tout à côté de l'antre

Marie-Christine Grimard a dit…

J’aime vos déambulations en Avignon ! Merci pour cela et bon dimanche chère Brigitte.

Brigetoun a dit…

et grand merci pour votre fidélité, m'aidez à ne pas fermer pauvre Paumée

Claudine a dit…

contente de lire des nouvelles de Pasteursmerta

Brigetoun a dit…

Pasreurmerta une nouvelle déesse ? qu'elle nous porte chance !