samedi, janvier 18, 2020

Colorer le gris

matin dans la ville qui baignait dans l'humidité après la pluie, bonnet enfoncé, main gantée sur canne, chariot roulé dans un sac, m'en suis allée vers les halles
Après les petites foules de fin d'année, les acheteurs étaient clairsemés, les marchands se réveillaient aimablement pour chacun d'eux, les étals étaient garnis de nourritures simples...
et m'en suis revenue avec un chargement sage pour dix jours ou un peu plus...
le hisser, commencer à préparer, toc toc discret à ma porte, quatre minutes pour le recensement, etc...
mais à dix sept heures trente ai reculé, lâchement, devant la nuit pluvieuse, et contrairement à ce que j'avais envisagé matin ne suis pas repartie vers la rue Pasteur et la réunion, ai laissé responsables prendre décision, téléphoné pour m'inscrire lundi et suis restée en contemplation devant la fausse amaryllis qui s'est décidé mardi soir
longtemps attendue
opulente et compressée
l'explosion rouge

enfin pas toujours en contemplation...

6 commentaires:

Arlette A a dit…

La grande liberté de choisir ..aussi bien les verdures que les actions

Brigetoun a dit…

Arlette, ouin, me suis nourrie de verdures jusqu'à 60 ans (et de poissons crus et de glaces) mais sont interdites maintenant (sur la photo seul le fenouil et bien cuit est pour moi)

Godart a dit…

J'aime ce banc public contournant l'arbre, redonnant de la poésie à l'espace public souvent massacré par la minéralisation.

Brigetoun a dit…

oui les aime assez ces bancs (eux seuls dans ies nouvelles modes de notre aménagement urbain) surtout ceux là qui peuvent permettre en se contorsionnant un peu de s"allonger, leurs frères qui se contentent de contourner les troncs ne permettent que la méditation et le repos

Claudine a dit…

rondeurs vertes pour citrouilles / bâton de rouge pour coquettes

Brigetoun a dit…

un baton de rouge qui risque de déborder !