dimanche, mars 22, 2020

Journal du C force 3 - 6

et d'autres ;
ne plus oser mots qui se veulent rageusement ironiques et peuvent choquer ;
écouter les débats à l'assemblée avec mélange de colère et de pitié pour ceux qui se débattent avec des dizaines d'années de politique et l'aggravation récente dont ils sont pour certains comptables ;
penser aux médecins hospitaliers et aux généralistes, à tous les soignants et aux petites mains ;
penser aux livreurs, aux caissiers, aux éboueurs, hommes et femmes de ménage, chauffeurs, aux ouvriers, ceux qui sont indispensables mais non protégés et ceux qu'on oblige à travailler uniquement pour l'économie ;
penser à tous ceux qui maintiennent autant que possible l'ordinaire de nos vies, électricité, transport, approvisionnement, nettoyage etc.. et aux aménagements envisagés de leurs droits, outre les difficultés et risques qu'ils rencontrent ;
penser à ceux qui sont confinés entassés dans petits logements ouvrant sur rues tristes avec peu de ressources et pas de paie à venir ;
penser à ceux qui n'ont pas d'endroit pour se confiner ;
penser aux boutiquiers, aux artisans aux finances fragiles.
Et puis tirer la langue - on fait ce qu'on peut - à ceux qui jugent que la poursuite de la vie ordinaire mérite de prendre risques pour eux mais aussi les autres ;
à ceux qui profitent de la crise pour s'enrichir encore davantage ,
à ceux qui se complaisent dans leur sagesse confortable (et dont je fais partie je le crains mais ne le veux).
Sourire avec reconnaissance fraternelle à tous ceux qui de loin se font du souci pour leurs aimés et pour les autres.
Se taire maintenant sur tout cela qui est le principal, n'ai pas de vérité à délivrer, il y a plus sage et éloquent que moi, et en rester aux minuscules joies.

13 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Oui, il y a beaucoup à penser (on a le temps)...
Un jour le soleil sera de nouveau pour tout le monde.

Les malfaisants auront été renvoyés dans leurs foyers.
On peut toujours rêver, non ? :-)

Brigetoun a dit…

merci on peut aussi décider de laisser à ceux qui le font avec tant de force le soin de dire, penser à tous e-avec plus ou moins de force selon le degré de familiarité mais à tous, suivre comme l'ai fait et vais le continuer les débats d'hier à l'assemblée où curieusement les députés en nombre réduit ont fait leur boulot, n'ont pas pu tout éviter mais ont obligé, y compris les LREM, trois fois, les ministres (surtout garde des sceaux et travail)) à demander de. longues interruptions pour revenir avec nouveau texte un rien plus intelligent et moins attentatoire aux libertés ou soigneuses des olus faibles... et puis faire silence ici sur cela qui est l'horreur pour temps et ce qui nos attend de misère après et tenter - tant pis pour les jugements - un peu de légèreté (comme votre charmant baigneur)

Arlette A a dit…

Avec comme des souvenirs des parents et situations déjà éprouvées grand malaise quand tout recommence

jeandler a dit…

Il est bon de s'indigner, cela fait circuler le sang.

Brigetoun a dit…

Arlette et Pierre - oui et oui
et prenez soin de vous

Claudine a dit…

jeanadler a raison et vous aussi
et tous ceux qu'on aime aussi
et je retourne dans ma coquille

Brigetoun a dit…

merci Claudine et que votre coquille soit douce à vous et vos filles

chri a dit…

Je signe à vos côtés

Brigetoun a dit…

merci, chri - so li da ri té

mémoire du silence a dit…

Je signe ce cri, oui moi aussi.
Merci.

Brigetoun a dit…

oh pas très fort le cri !

mémoire du silence a dit…

j'ai omis de vous dire que j'aime beaucoup votre photo, j'y vois quelque chose du "Baiser" de Brancusi :-)

Brigetoun a dit…

sourire (je vais aller le dire au coin de la cour, je crois qu'il sera flatté)