mardi, juin 23, 2020

Un été différent


même s'il promet d'être aussi chaud que les précédents, tout comme il y a toujours
ouvrir sur le bleu
un volet claque là haut
comme les basses
portées vers nous dans la nuit
volant par dessus les murs
mais c'est toujours, le vent qui sculpte corps près des remparts et du fleuve et


la pierre et le ciel
qui se heurtent et s'embrassent
dans la lumière


mais cette année il y a
les théâtres morts
et les projets évanouis
l'inquiétude aussi
même si, le temps passant et les réserves aussi, ça aurait été surtout marcher dans leur ambiance


et puis ai découvert ce matin, avec retard, même s'il n'y a pas trace d'une suite prochaine,
un début d'espoir
répit d'un mourant face
au frère opulent

5 commentaires:

Godart a dit…

Le pré-festival manque à Avignon avec ses colleurs d'affiches plus ingénieux les uns que les autres, même si ceux-ci étaient parfois décriés, mais amenant tant de vie dans la cité papale.

Brigetoun a dit…

je ne faisais pas partie de ceux qui critiquaient...sauf parfois quand le mistral m'envoyaient les cartons dans le visage
trouvais ça plutôt gai et tenais bien fermement en sommeil mon agoraphobie

Brigetoun a dit…

même si dorénavant mes finances ne m'auraient pas permis la débauche de spectacles désirée... les savoir là c'était toujours ça

Claudine a dit…

cœur serré pour Avignon

Brigetoun a dit…

Avignon n'est pas seule dans ce cas, Claudine... mais le fait est que ça ne va pas améliorer les choses