lundi, juillet 27, 2020

Dans la ville ards j'étais le pape

En écoutant le sujet du #8 de l'atelier d'été de François Bon m'est venue brusquement l'envie de me frotter au #3 que j'avais sauté de peur de m'y impliquer plus que ne le désire (étant entendu que ne suis pas écrivain) et ma foi me suis lancée en freinant parce que ça venait un peu trop bien (pas certaine pour autant que ce soit bon et réponde aux intentions) pendant que mon déjeuner cuisait et au sortir de la sieste... me suis interrompue pendant la seconde version, la longue qui partait pour l'être bien trop, et comme il était évident que le tas de repassage n'allait pas avec la chaleur qui s'infiltrait et mon humeur, ai pris robe à vents coulis discrets, masque et canne

et m'en suis allée pour assouvir une curiosité. Depuis plusieurs années le jardin des papes a fait l'objet d'une re-création, collaboration de spécialistes divers, la partie inférieure après qu'on ait débarrassé la terre des toxiques découverts à cette occasion (ce qui l'a réduit pendant plusieurs années à un couloir vers la Manutention) aménagé en jardin public, un peu minéral et un rien trop « chic » au premier abord mais qui a pris vie peu à peu.

L'escalier le reliant à la terrasse supérieure, le jardin où méditait Benoît XII a été condamné, et le jardin, aménagé comme il aurait pu l'être à l'origine, fait partie de la visite du palais désormais. Cet été, dans les efforts faits pour que l'été d'Avignon ne soit pas trop austère, il est ouvert deux soirs par semaine pour une promenade dégustation en musique et les autres jours de dix-sept à dix-huit heures au vulgum pecus comme moi. Ne savais comment y accéder...

Ai suivi le jardin d'Urbain V avec une petite envie en regardant des enfants jouer dans les petits jets d'eau, et dans le jardin de Clément VI (ou de la Manutention) ai grimpé la rampe à laquelle n'avais jamais prêtée attention (voyais les tables et les tours de Trouillas, des latrines et de la cuisine) face au soleil tueur de couleurs et j'ai débouché dans le jardin,

le regard sur les superbes reins du gorille de Matthieu Faury qui s'est installé dans le jardin, contemplant les toits de la ville, jusqu'à fin août.

Et là, comme j'étais un pape presque solitaire, méditant en prenant de temps en temps au hasard des photos sans trop regarder ce que faisais (Benoît XII ne devait pas être vraiment expert en la matière) je les entasse ici

Ah ! Une différence, comme je n'étais pas vraiment le pape, n'ai pas eu accès à la fontaine que j'ai regardée, elle et la courbe du mur où elle se niche, par dessus une barrière, en doutant un peu que lui l'ai vu davantage

Et puis suis rentrée dans la lumière et la bonne forte chaleur, ne pas repasser mais écouter une émission sur Lequeu, Jean-Jacques de son prénom.


8 commentaires:

Marie-Christine grimard a dit…

Un trésor à l’abri des murs pour qui sait voir et entendre. Merci de nous le dévoiler !

Brigetoun a dit…

merci à la municipalité et au Palais de nous permettre de le découvrir (j'avoue que j'étais un peu frustrée et curieuse

Anne Dejardin a dit…

De plus en plus envie d'y revenir en visite. Merci, Brigitte.

Brigetoun a dit…

Normalement pour y avoir accès il faut prendre un billet et faire toute la visite... mais cet été pour nous consoler ouvert pendant une heure cinq jours sur sept directement et gratuitement aux avignonnais ou autres ordinaires

arlette a dit…

Me semble y être allée..mais en groupe Aie (meme érudit) pas le loisir de flâner Merci à toi

Brigetoun a dit…

oui une belle consolation qu'on nous fait là.. d'autant que finalement peu en ont envie (égoïste suis et puis ce genre de jardin demande une marche solitaire)

Claudine a dit…

gare au gorille !
la foule de l'année dernière devant le Palais nous a fait fuir

Brigetoun a dit…

l'ai visité je crois quatre fois en seize ans et toujours hors presse (par contre j'y vais pour des spectacles, concerts ou trucs de ce genre) et là on passait derrière sans entrer dans le palais (valable jusqu'à fin août je crois)