mercredi, mai 11, 2022

Rêve de futur et souvenirs récents


Comme j'ai trouvé hier matin une enveloppe en fort papier translucide, assez longue et de taille moyenne, qui a fait battre mon cœur (sin vraiment), dont j'ai deviné le contenu, que je n'ai pas ouverte pour ne pas avoir de regrets mais qui a fait son travail, comme être trop trop sérieuse ne me va pas au teint, ai téléphoné en fin d'après-midi à ma banquière et m'en suis allée ce matin au rendez-vous donné pour prélever un peu des minces restes de mon passé, de quoi assurer sept ou huit spectacles dans le in et, en y ajoutant mes efforts d'économie, de quoi aller voir amis ou curiosités dans le off.... aurai quelques orteils posés dans le festival et tant pis pour ma fin de vie (rire)...


petit tour, jubilant de cette non-sagesse, dans les rues pour acheter pain d'épeautre, cabillaud sous vide et carottes... lecture survolante du programme, dos au mur et face dans le soleil du début d'après-midi, en ne comprenant pas comment limiter mes désirs de découvertes – j'ai jusqu'au 20 mai pour le faire.


un bon peu de soins trop négligés à l'antre et reprise en quelques mots et quelques images de mon passage lozérien... avec le délice de la lumière qui réveillait lentement le paysage face à la fenêtre de ma chambre, avec une image des piles de palettes du pôle bois entre lesquelles suis allée me promener un court moment pendant l'assemblée de parents des résidents des foyers, MAS et ESAT...


avec deux images de la place de La Canourgue, pour marquer le souvenir d'un agréable déjeuner fraternel (où grâce à saint-aligot suis arrivée à trouver de quoi me nourrir, moi qui ne mange plus de viande depuis plus de soixante ans, non par principe mais par manque de goût)


et pour marquer notre après-midi à trois, la dame de Grignan, mon frère lozérien et moi, une image prise au retour à Saint Germain du Teil clôturant la lente, longue, merveilleuse traversée de l'Aubrac, puisque rien sauf le souvenir n'ai gardé de l'immensité ondulée, des champs de jonquilles et de pierres (vraiment splendide, mais trop conquise et occupée pour penser à mon appareil), et une de la place devant la gare de Marvejols



Et puis derniers regards en attendant l'heure du petit-déjeuner et un coup d'oeil au ciel au dessus de la voiture avant de nous en aller vers le ciel chargé qui recouvrait notre Provence. J'ai de la chance.


8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Théâtre et paysages : comme une avant-scène... ;-)

Brigetoun a dit…

grand merci à vous ô fidèle des fidèles (sourire) (fais déjà un flot... mais tant pis continue pour moi)

arlette a dit…

Les yeux en balade ..toujours en découverte et les tentations au coin du retour avec des propositions qui tombent ici aussi et les trous dans les finances( air connu

Brigetoun a dit…

oui - passé le soir en règle de trois et en arrive encore à treize dans le in (moins le spectacle de 11 heures, ce qui malgré tous ces renoncements dépasse encore moyens et forces (plus le off mais aussi plus les lectures gratuites si place j'ai)
bon lassons passer temps pour élaguer un peu mas

Cjeanney a dit…

(et ces arbres si beaux, bons compagnons :-))

Brigetoun a dit…

mais de nouveau envie de fermer après ce sursaut (ou de tenir petit journal secret) ce que ne ferai pas

r.t a dit…

De très belles photos et la même lumière en voyage dans l'écriture. Merci Brigetoun.

Brigetoun a dit…

merci René (mais la conscience de ma futilité me revient..)