dimanche, juillet 31, 2022

Jour 25 – ou presque à côté du dernier jour du off

 

chaleur modérée

des signes du festival

la nonchalance

ou lassitude des rues

mon illusion de force


plaisir de s'attarder sous la douche, plaisir simple de revivre en enfilant un tee-shirt, prendre au bout du bras qui n'est plus maintenu sévèrement un sac avec deux draps et une robe et être toute contente que le teinturier soit encore en retard pour les derniers vêtements (un pantalon, trois robes) confiés et pour deux paires de draps... parce que les deux paires ramenées étaient la limite de mon possible... quelques artistes qui font avec détachement la réclame de leur spectacle, quelques groupes amicaux faisant le bilan de la fréquentation ou non du public... et beaucoup de suceurs de glaces.


Piapia familial, paresse, départ en fin d'après midi vers la place Pie pour rencontrer faux petit fils, trop occupé plus tôt.... avec le plaisir de retrouver mon ami le potier tunisien absent depuis deux ans et qui arrivait en retard (il m'a dit qu'il avait été malade)


Bien entendu j'étais en avance, l'ai attendu... lui est ponctuel et nous nous sommes atablés à l'ombre d'un café (pas ceux là...le grand plus à droite avec une gentille brume pour boire, étranges mais contents, des chocolats chauds en parfaite harmonie (il m'assure avoir compris et j'espère que c'est vrai, c'est un sage qu'il va résister aux offres d'embauche et continuer jusqu'à un BP de carreleur-mosaïste)


et comme c'était proche de l'heure où commençait à côté, au théâtre des halles, un agréable spectacle (mais qui ne lui aurait pas plu... commence à lire par goût mais tout de même) l'ai quitté pour assister (presque seule dans la petite chapelle, c'était vraiment la fin, nous étions une quinzaine) à « les grands entretiens » (conception, mise en scène et interprétation Clément Beauvoir, Olivier Berhault, Fanny Zeller)


« Dans une époque où les émissions littéraires ont peu à peu disparu du paysage audiovisuel, Les grands entretiens font revivre les grandes figures littéraires et artistiques du 20ème siècle à travers leurs interviews originales.
Chaque jour, deux entretiens au cours desquels un auteur et une autrice se livrent dans un face-à-face intimiste avec le journaliste, pour parler de leur art, de littérature bien sûr, mais aussi des petites choses de l’existence qui font la saveur de ces face-à-face où se dévoile l’humain derrière l’œuvre.
On y retrouvera entre autres Françoise Sagan, Romain Gary, Marguerite Duras, Jean Giono…
Les comédiens « n’imitent pas » ; ils incarnent la pensée, le souffle même de ces grandes figures. » et le samedi on a droit d'abord à Marguerite Duras (débit bien rendu, manquait juste le tabac dans les cordes vocales) et Jean Giono.


Un petit moment pour profiter du calme doux du jardin de Sainte Claire et retour dans l'antre – fin de mon festival étriqué mais pas si mauvais finalement.


6 commentaires:

mémoire du silence a dit…

Une belle journée en fait !
Comme j'aime ces artistes de rue, et tout particulièrement le potier, oui.

Brigetoun a dit…

il me manquait...

arlette a dit…

Ces entretiens m'auraient plu beaucoup

Brigetoun a dit…

sans doute pas un grand souvenir mais un moment agréable et intelligent

Claudine a dit…

Contente de vous voir désenchaînée et que le Festival vous ait plu malgré tout.
J'ai écouté mes pianistes au compte goutte et je me languis du prochain, quelle addiction !

Brigetoun a dit…

Claudine, il en est peu de plus souhaitable