lundi, août 01, 2022

a las cinco dela tarde


ou plutôt à dix sept heures quinze, me suis gourmandée pour ma paresse

ai rêvé de bord de l'eau

ai mis un chapeau

ai pris ma canne

ai franchi ma porte


ai senti la main de l'air peser sur moi (pourtant en rentrant ai vu qu'Info-climat ne relevait que 36°4)

ai pleuré les platanes coupés



me suis attardée sous les survivants

ai re-franchi les remparts


ai admiré les touristes

suis rentrée dans l'antre

Alors plutôt que ma petite sortie soigneusement piteuse... je laisse la place à Frederico, à la musique et la voix de Vicente Pradal et nous pleurerons Ignacio Sachez Mejias (et si vous désirez la traduction, celle-ci entre autres http://siempretango.free.fr/page53.htm)



6 commentaires:

mémoire du silence a dit…


Moi aussi j'aurais pleuré les platanes coupés.
Et lui, Federico Garcia Lorca à quelle heure
fut-il assassiné ce 19 aout 1936.
Muchisimas gracias por este llanto.

Brigetoun a dit…

la chaleur évoquait irrésistiblement, en mineur bien entendu, l'arène et des bribes des vers me revenaient en tête

jeandler a dit…

Trois pas par ci, deux pas par là, nous n'irons plus au bois, les platanes sont coupés sans ordre ni raison comme on décapite les poètes.

arlette a dit…

Beau cet extrait à frémir

Brigetoun a dit…

Pierre, parfois c''st à raison mais la rage est grande quand ont découvre que les souches sont saines (mais que les arbres et leurs racines gênaient les cars de touristes)

Brigetoun a dit…

Arlette, peu de chose qui ne soit beau chez Frederico Garcia Lorca mais certainement pas ce romance