Derrière les volets verts le ciel restait mystérieux, les ai ouvert et il était libre mais encore indécis, dans une liberté faiblement colorée. Ai vaqué, repassé, donné un coup d’aspirateur, me dépêchant un peu pour cuisiner à temps pour, qu’après un tour internet je sois à table assez tôt pour manger lentement et avoir fini au plus tard à treize heures trente.
Mission remplie, ai tourné en rond comme je l’avais prévu me connaissant, et j’ai accompli le trajet considérable (traverser un coin de la place) pour arriver avec cinq minutes d’avance à mon rendez-vous chez le coiffeur.
Attendu un peu, en fait, il avait donné plusieurs rendez-vous à la même heure… comme je le demandais une coiffeuse après un shampoing m’a coupé trois centimètres de ce qui restait après la coupe à Grignan (un peu allongé par le temps écoulé) mais pas tout à fait… elle a égalisé le tout et a gonflé mes pauvres petit tifs…
J’étais déçue mais cela n’avait aucune importance . Je suis rentrée dans l’antre et n’ai pu résister à ce besoin de sommeil qui me donnait si beau calme, ne sortant de ma profonde sieste que trop tard pour partir comme projeté à la Manutention pour voir « Hammet » (peut-être pas plus mal, suis superstitieuse et j’aurais pu être contaminée par ma déception après « le mage du Kremlin »)
Je me suis partie, en contrepartie, pour marcher un peu et parce que c’était une idée qui me trottait dans le crâne depuis quelque temps, vers Monoprix pour acheter de nouvelles pantoufles (ai choisi des mules et en minimisant ma pointure, sans doute à refaire, on verra à l’usage) et des mitaines permettant de protéger un peu mes mains et de prendre des photos.
Et suis revenue vers l’antre pour trouver (je n’étais pas prévenue, il a eu de la chance) mon propriétaire qui arrivait, accompagnée de sa soeur | je vais finir par connaître toute la famille | pour installer dans la cour une bâche afin de protéger l’antiquaire de voir le fond de sa boutique inondé à chaque grosse pluie jusqu’à ce qu’on puisse refaire toute l’étanchéité de ma cour.








8 commentaires:
"Le ciel tout bleu dardait, par le coin du carreau"
T. Gautier
merci Maria
Coupe de cheveux, être un peu déçue, mais si ça a de l’importance, les petits plaisirs ne sont pas si fréquents ! Cinéma : j’irai voir mais en Espagne, j’espère qu’il sera encore à l’affiche, La reconquista dont mon me parle avec chaleur à droite et à gauche. Également été sensible à L’os domingos, pas tout compris mais sensible à autre chose, la caresse de la caméra sur les visages peut-être. Une délicatesse. Une distance respectueuse aussi. À l’affiche actuellement au moins au Méliès de Pau. Bonne journée avignonnaise, ici une éclaircie, on oublie vite la couleur du ciel bleu.
Ah oui il ne faut pas minimiser ses déception surtout en sortant de chez le coiffeur ! Re ciel gris par ici, mais bon... Le soleil reviendra c'est certain et puis nous ne sommes pas "noyés" comme certains, les pauvres, sous des inondations... bonne journée Brigitte
oui les pauvres ! (ici pas d'eau actuellelent mais ma cour est couverte d'une bache en prévision, une vieille bache bleue bloquée par des grosses pierres, c'est ravissant ! (sourire)... quant aux cheveux un peu d'énervement mainient en forme... et ma somnolence perpétuuelle peut en être un peu diminuée !
Elise la Reconstita est sur ma liste mais les horaires fluctuants des salles Utopia affrontés par mes fatigues, ou programes impératifs, ou décisions propriétaire compliquent les choses... en gros j'y arrive mais il y a des trucs que laisse passer à contre coeur comme le Jarmush
Et ces nuances de bleu dont l'un Brigetounesque
j'aimerais qu'il y en ait plus de ce bleu en ce moment
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