Ce mercredi 19 août j’ai jugé que j’étais un peu revenue de mon désespoir en ouvrant en grand les volets verts et en constatant que la cour orange était pleine de duvets de crottes de pigeons de poussière des pierres effritées par le soleil et le vent, de ma tentative pendant une bonne demi-heure en chemise de nuit de balayer en constatant que la surface peut-être ramollie par la chaleur retenait des éléments, et après une petite pause pour faire la vaisselle du petit déjeuner j’ai décidé d’être fière de mon action, me suis douché, ai constaté que j’avais à nouveau perdu cent grammes, ai enfilé jean repassé et tee-shirt propre, ai tenté de discipliner mes cheveux, enfoncé chapeau et m’en suis allée en faisant un détour par le rempart pour jeter des petits pots de crème, deux pots de confiture et une bouteille qui avait contenu du sirop d’orgeat
et j’ai continué vers Monoprix, m’arrêtant en passant devant Calvet pour une petite incursion dans les salles des Flandres et alentours où j’ai voulu tenter quelques photos que j’ai totalement loupées… n’en reste que
ce petit panneau de Felipe Bigarny (16ème siècle)
un grand paradis terrestre qui me dominait et duquel je n’ai pu déchiffrer le nom d’auteur
un calvaire de Jan van Noordt (17ème) que je crois avoir déjà photographié alors que j’avais décidé d’éviter de le faire
un beau cabinet de peintures de Frans Francken le jeune
et une petite étude de Christiaen van Pol (18ème siècle)… elle je suis certaine de l’avoir déjà photographiée…
et j’ai repris le chemin de Monoprix pour des serviettes et miracle un soutien-gorge à ma taille (si rare que je cherche toujours s'ils en ont et ne les laisse pas passer) puis, dans la succursale nourriture des minis et un lave pont à rubans plats que le préfère de loin aux bidules qui s’effilochent rapidement…
Retour, déjeuner lent et appliqué, sieste… j'en émerge pour regarder la cour et lui redonner un petit coup dans une chaleur extrême, puis j'ai lavé le sol à l’intérieur avec un résultat que je jugeais insuffisant et qui me désespérait. Heureusement un coup de téléphone toulonnais et un piapia qui m’a fait l’humeur bonne… J’étais née pour habituer une belle demeure avec une fultitude de serviteurs.












1 commentaire:
Rien de tel qu'un bon piapia pour revenir de bonne humeur après avoir désespéré devant un ménage sans serviteurs...
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