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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, août 30, 2026

Le rite et retrouvailles

Matin en bleu dans lequel la chaleur monte lentement (dans la moyenne des années précédentes…), une petite forme )physique brigetounienne corrigée par une humeur légère. Enfoncer chapeau sur cheveux qui auraient bien besoin du shampoing programmé pour dimanche, mettre appareil photo dans la poche de ma veste de coton bleu, poser dans mon sac en bandoulière un sac pliable et le petit filet, empoigner canne, vérifier deux fois que je n’ai pas oublié de fermer ma porte, sortir 



et m’en aller, dans les rues qui un peu après dix heures s’éveillent avec une langueur tranquille, vers la rue Carnot



et son marché du samedi où le nombre des étals et celui des touristes sont en notable diminution



jusqu’à la place des Carmes où la fleuriste est à nouveau là (mais trop occupée pour s’intéresser à moi et à mon envie d’acheter un bouquet de dahlias ce qui était aussi bien) 



Revenir sur mes pas vers les halles, achetant au passage mes deux cookies préférés pour ce samedi et dimanche, prendre trois photographies des fleurs proposées à l’abri du mur planté 



et dans les halles où tous les comptoirs étaient ouverts en rester à deux gratins de courgettes, un risotto aux cèpes et des galettes de pommes de terre, poser l’ensemble dans le sac pliable, enfoncer dessus le filet avec les cookie, hisser cette petite charge sur mon épaule,



sortir des halles par la rue Bonnetterie et reprendre le chemin de l’antre en résistant à l’envie d’acheter une azalée chez la fleuriste de la place du Change.

Une journée prise avec douceur, un thé un peu un peu plus tôt que de coutume et, après avoir enfilé une robe et tenté de discipliner mes cheveux, 



repartir vers dix huit heures trente vers la place Saint Jean le Vieux et le petit fils qui vient de rentrer de ses vacances en Guinée, , en marchant lentement mais en arrivant, bien entendu un peu en avance… Un long piapia, l’évocation ultra rapide de la capitale, plus longue du village, de tous ceux qui lui ont fait fête, de certains qui le croyaient mort, et non plus de la fiancée sélectionnée par l’oncle mais d’une jeune fille présentée par des amis, de sorties et peu à peu d’un début d’entente grandissant, d’un accord plus ou moins timide et du projet d’entreprendre les longues démarches pour la faire venir… et dans l’immédiat de la rentrée. 



Mais la petite vieille debout en plaisantant pendant un peu plus d’une heure parce que le jeune gars n’avait pas envie de s’asseoir devant une table de café a bien cru que ses jambes n’accepteraient pas de la porter jusqu’à l’antre. 

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