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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, septembre 16, 2026

Deux brèves sorties et quête de mer

La température maximale du jour avait perdu ce mardi un degré par rapport à la veille et mon poids était sans changement. J’ai humecté/arrosé les plantes et nettoyé la cour, j’ai fait mon lit, une toute petite lessive, pas de repassage mais des rangements et un peu avant onze heures je me suis coiffé, ai tenté de discipliner mes cheveux avec une barrette sur le côté comme la petite fille que j’étais au Conquet 




et je suis allée, tout à côté, acheter au petit Carrefour de la place du café péruvien et six rouleaux de papier moelleux pour mon placard/toilette. 



Retour… internet (de beaux billets, de la gravité, parfois un sourire), cuisine… au moment de préparer mon pilulier du jour avant le déjeuner je me sois rendu compte que j’étais à court d’un des médicaments et mon projet pour le milieu d’après midi (voir « trois adieux » à Utopia) s’est effacé…déjeuner, sieste etc… j’ai enfoncé mon chapeau sur mes cheveux batailleurs, et suis repartie vers quinze heures




vers la grande pharmacie, en face de Monoprix avec carte vitale et ordonnance en forte lumière et bonne chaleur sans excès (cherchant sans grand succès des photos à prendre, je suis incurable.



J’ai résisté à Monoprix tant pour vêture/objets que pour l’annexe alimentation mais cédé au cookie de La Tropézienne et je suis rentrée un peu après seize heures mais, comme je l’avais deviné je n’ai pas eu le courage de repartir vers Utopia et j’ai repris les portes de la Méditerranée pour des pays maritimes qui évoquent souvent la mer, parlent de flots, de lames, de sable au sens propre ou figuré mais pensent rarement à utiliser ce mot… 


Je n’ai rien trouvé chez les Maltais, mais en Croatie chez 


Vesna Paran (à la fin d’un long poème au sujet d’un jeune homme gisant sur la plage, où revient plusieurs fois le mot mer)


…Je regarde mes bras éclatants

et mes flancs dorés d’écume de mer

où s’écoule l’huile des oliviers

Le regard tourne calme vers celui

qui dort et plonge dans le grondement

de la tempête lente, éternelle comme un agave

Je songe saisie d’un désir ardent et vague

aux oiseaux blancs qui les ailes déployées

frémissent dans les rayons bleus nuageux

de ce corps troublant à force de silence 

Je songe au bruit de la mer et aux herbes solitaires.


mais rien chez Damir Sodan. Par contre, en Slovénie chez 


Tomaz Salamun


comment le soleil se couche-t-il ?

comme la neige

de quelle couleur est la mer ?

immense

jonas es-tu salé ?

je suis salé

jonas es-tu drapeau ?

je suis drapeau

toutes les lucioles reposent

comment sont les pierres ?

vertes…

mais rien chez Erika Vouk ni chez Meta Kusar… Je passe en Bosnie-Herzégovine et je trouve chez


Dara Sekudic un long poème intitulé « Mer accueillante » dont je garde les quatre premières strophes


Toi, mer, c’est en hiver que je t’ai emportée

cachée dans mon sein, dans mes poches,

aux aguets entre mes doigts.


J’ai dû te fourrer partout,

au moment de traverser la frontière.

Et voilà ! J’ai déjà payé ma dîme

en plus des traites jusqu’à la fin de ma vie.


Ton hiver, imperceptible et noir,

me ressemble, délaissé, en attente

de son été que je ne verrai pas.


Toi aussi, la mer, tu t’agrippes à ta côte

sèche et calcinée, ta patrie à toi aussi.

Sans foyer, à ton tour, tu t’évaderais

pour regagner ce que tu es —

le large, le large…


mais rien chez Abdulah Sidran, et je m’arrête devant la frontière de la Serbie.

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