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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, septembre 19, 2026

Petit trajet matinal et poètes Grecs


 Température résolument inférieure aux trente degrés et trois cents grammes récupérés…. Après des soins incomplets (impossible de faire mieux en vingt bonnes minutes), ai enfilé courte robe rayée bleu et blanc pour rendre aisément visible mon pansement refait avec force grimaces, mis mon appareil photo dans la poche de la veste bleue clair, enfoncé sur mes cheveux indociles le chapeau qui s’est avéré inutile sous le ciel nuageux. Avec ma canne et dans mon sac en bandoulière un sachet de pansement comme modèle m’en suis allée jeter sac poubelles aux remparts


… avant de poursuivre mon trajet par les rues où la braderie se mettait en place vers la pharmacie… La pharmacienne m’a conseillé et vendu une boite de grands pansements, y a ajouté sur ma demande un flacon d’antiseptique, le tout atteignant un total qui m’a servi à me défendre contre la tentation de céder aux éventuelles tentations de la braderie 



et j’ai continué en montant le reste de la rue Saint Agricol jusqu’à la place de l’horloge et son bureau de tabac pour une boite de cigarillos et deux petits briquets.



Retour (un arrêt à La Tropézienne pour le cookie du jour) vers l’antre, un peu d’internet, un solide et bon déjeuner pour tenter d’atteindre les trente six kilos, une profonde sieste (c’est fou ce que je dors en ce moment).


Après avoir lu le billet du jour de Christine Jeanney et les textes de Butor qu’elle a photographié, j’ai repris le recueil des poètes méditerranéen ai cherché les poètes Grecs citant le mot mer (assez rarement du moins dans ce recueil). J'ai trouvé chez


Titos Patrikios


D’abord il y eut la mer.

Je suis né entouré d’îles

je suis une île surgie le temps de voir

la lumière, dure comme la pierre

puis sombrer.

Les montagnes sont venues après.

Je les ai choisies.

Il fallait bien que je partage un peu le poids

écrasant ce pays depuis des siècles.


et chez


Kiki Dimoula


La mer à Skaramango est nouée,

compacte. Les oliviers dégagent

une fumée noire d’immobilité.
Mettons que tu existes.


Le parcours se dilate suspendu au regard.

Un nuage sale tache les routes là-haut,

en bas l’âme pure et portée encore.

Mettons que tu existes…


Je n’ai pas trouvé le mot « mer » chez Katerina Anghelaki-Rààke ni chez Michalis Ganas et pas davantage chez Athina Papadaki. Par contre


chez Yorgos Markopoulos il y avait


Mer en hiver délaissée des humains.


Asseyons nous là un instant, bien sages.


Comme dans l’enfance à la fête de l’école.


Comme les invités dans la cour aux fiançailles

de Grand-Mère, un dimanche de juin 1930.


Comme les deux étrangers à la gare de Corinthe

avant de s’aimer derrière les caisses de bières vides

et le phono abandonné, sans se rendre compte,

Une demi-heure avant leurs trains et disparaitre à jamais.


Mer en hiver délaissée des humains...


Ensuite, je n’ai plus trouvé le mot « mer » ni chez Stratis Pascalis ni chez Thanassis Hatzopoulos du moins dans les poèmes cités.

2 commentaires:

tanette2 a dit…

La chute hier, puis, cette jambe qui n'en finit pas de saigner.. j'espère que les nouveaux pansement vont faire effet., prends soin de toi chère amie.

Brigetoun a dit…

merci Tanette; bon samedi à toi