Une presque tiédeur, un ciel nuageux avec belles trouées bleues ou ciel bleu à écharpes blanches selon les moments, deux cents grammes repérés par carcasse et un rendormissement idiot avec panique tout aussi sotte pour un moment.. . ai inventorié mon réfrigérateur, me suis énervée contre les pastilles de magnésium et de calcium qui ne voulaient pas fondre, ai coincé cheveux sous la cloche chinée, mis appareil photo dans la poche de ma longue veste en jean et suis sortie vers deux heures vingt
pour m’en aller sur des jambes presque gaillardes vers le Carrefour de la rue de la République dans la ville encore paresseuse
Je suis rentrée avec dans le sac de toile accroché à mon épaule un petit gratin de pommes de terre assaisonnées de tomates, thym et ail, une barquette de morue à demi dessalée, une salade de concombre, un petit paquet de crevettes, deux portions de purée de pommes de terre et deux de purées de carottes, un petit cookie de médiocre qualité et un tube de purée d’ail, auxquels j’ai ajouté en traversant l’avenue une boite de cigarillos, un kitkat et le Canard enchainé. Ai lu, ai déjeuné lentement sans grand abêtit, me suis endormie, ai émergé tardivement, tremblante et frigorifiée sans raison autre que l’émergément, ai renoncé à tout projet pour la fin d’après midi (il était seize heures), ai laissé ma paresse s’épanouir et carcasse ronronne douillettement… me suis décidée à ne pas en avoir honte en la noyant dans l’audition/contemplation de vidéos traitant de l’affolant spectacle des turpitudes des États du monde.







2 commentaires:
"affolant spectacle des turpitudes des États du monde" : on se sent entraîné dans une spirale infernale.
et relativiser en pensant au passé à l'an 1000, à toutes les colères du monde, à mon année de naissance 1942 ne change rien
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