dans le presqu’hiver mais avec une température qui atteignait difficilement, sans tenir compte des petits réveils du vent, 5 degrés en dessous de la moyenne pour ce jour à Avignon…
un ciel que Météo France annonçait comme couvert (avec une pluie arrivant et s’installant aux petites heures de lundi) avant de décider en cours de matinée que la pluie arriverait aux alentours de midi, ce qui fut le cas, de façon épisodique, un peu plus tard…
les 36 kilos conquis de haute lutte par carcasse mais un moral qui s’était installé dans une immuable morosité, peut-être à cause (à moins que ce soit le contraire) de l’aspect de mes cheveux séchés sans doute trop tôt et trop violemment, faisant que je me trouvais très laide, moral que n’est même pas arrivé à améliorer vraiment l’échange téléphonique avec ma soeur toulonnaise gentiment comique (nous ne nous entendions, ne sais pourquoi, très mal ce qui fait que nous assez longuement, parlé toutes les deux de façon indépendante, l’une sur l’autre, avec des rencontres de sens aléatoires)…
je suis sortie tardivement de ma lourde sieste un peu avant seize heures, j’ai vu le sol de la cour humide et le ciel qui ne pleurait pas, j’ai enfoncé comme pouvais mes cheveux sous le chapeau de pluie, pris ma canne et suis sortie décidée à aller voir Butterfly Jam à la Manutention à seize heures quinze
pour me rendre compte, transie et titubant un peu (le réveil), en arrivant place de l’Horloge qu’il était impossible que je sois à l’heure pour la séance…
J’ai eu une velléité de faire un tour au Petit Palais, j’ai pensé « bof »
et par la rue de la Balance suis redescendue vers le fleuve et ma rue du Limas, m’arrêtant au passage à la savonnerie pour accroitre ma provision de savonnettes au lait d’ânesse et acheter un savon détachant au sang de boeuf pour les taches qui résistent au savon à la terre de Sommières. J’ai décidé de trouver cela parfait et d’être joyeuse.








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