et je continue vers Monoprix par la rue Joseph Vernet et le petit dédale raccourcissant le trajet, jambes indociles et front baissé face à l’air froid (il est tout juste dix heures) dans un monde maussade et transi qui se dégourdira peu à peu
Retour vers l’antre avec quatre oeufs, un plat de pâtes et poulet à réchauffer, une salade de pâtes auxquels s’ajoutent en chemin une boite de dix cigarillos, le Çanard enchainé, le « Manuel d’auto-défense géopolitique » du Monde diplomatique, et deux cookies plus un plat de boeuf bourguignon (expérience à ne pas renouveler) à La Tropézienne.
Déjeuner, lourde sieste, j’ai passé le reste du jour à lire et écouter le monde du 3 novembre, revenant en arrière de temps à autre parce que j’étais distraite et à l’heure du thé j’ai vérifié mon téléphone par acquit de conscience de conscience pour pouvoir prendre un rendez-vous toubib demain matin (j’ai réalisé avant le déjeuner que j’avais sans doute jeté l’ordonnance en cours et gardé la précédente) et constaté que la batterie était à plat. Elle se recharge et je me trouve énervante.









Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire