jeudi, septembre 09, 2010


Sur l'ocre du mur
palpite de vie l'ombre
du marbre sculpté
je suis retombée sur une série de haïkus parlant d'ombre et de lumière, et les reprend, en désordre, tels que, avec des photos ressassées et, sauf très exceptionnellement, sans rapport direct comme je le prouve ici

Au coin de mes pas,
flaque sous lampadaire,
en un brusque appel.

À la lisière
de la piste de danse,
dans la nuit, je suis.

Sourd la lumière
attendue, je recule,
tirée par la nuit.

Jour je t'attendais.
Mais j'ai peur. Douce est la nuit,
j'y pense noble.

Mur, sur tes pierres,
le soleil est en amour.
Je vous bois des yeux.

Au ras du sable,
l'air tremble de lumière,
je ferme les yeux.

Tendre éclairage
sur cette feuille sortie
de l'ombreux taillis.

Devant moi le pré
qui frissonne de lumière.
Douce hébétude.

Avec mes plantes,
suis dressée dans l'attente
de la tâche d'or.

Mon olivier fou
se hisse de toute sève
vers la lumière.

Amour de la vie,
son éclair qui me secoue,
brille et s'efface.

Je me tiens plate,
raidie, calcinée, niée.
La main du soleil.

Lumière me fouaille,
révèle les blessures,
de bien trop d'années.

Me fait tant besoin,
la lumière pour noyer
le goût de la mort.

Elles exigent tout -
tant peur j'en ais – lumière
et transparence.

5 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Belle allégorie poétique. Et que dire de ces images qui inspirent le mouvement, les volutes, parfois même l'immobilisme. Que dire de cette phrase percutante : Lumière me fouaille, révèle des blessures, de bien trop d'années. Merci. Tout cela remue.

Gérard Méry a dit…

Textes et photos tu joues avec la lumière ! ! !

brigetoun a dit…

et deviens invisible.
Merci à vous deux de me faire croire le contraire

jeandler a dit…

Un mot deux au plus
l'intemporel attrappé
journée terminée

Lautreje a dit…

Un délice !