mercredi, mai 29, 2013

Comme vous le savez... (mais un poco de musique le soir)


Comme vous ne le savez que trop, notre printemps est pourri, humide (pas toujours ici, mais trop), et n'avons pas le soleil qui nous aiderait pour le reste ... alors juste cette prière relevée sur une façade d'Avignon, proche de celle dont l'ancienne peinture pleurait de désolation... 

juste des images de l'humeur chagrine du printemps 

(il est vrai que Michel, rencontré sur mon chemin, plus loup de mer que jamais, disait que Molière, déjà, dans le film d'Ariane Mnouchkine et du théâtre du soleil – salut à lui – parlait d'un novembre tombant au mois de mai)

et je plaignais de tout coeur les hommes pleins de boue qui travaillent les entrailles de ma rue (et bouchent ma porte avec de grandes plaques métalliques)

Finalement, j'aurais aimé – pas seulement pour la jeunesse des silhouettes – être dans une vitrine, seul endroit estival... ce qui ne m'a pas aidé à me motiver pour le repassage prévu des dernières robes chemisiers, grandes chemises à courant d'air, et tee-shirts entassés dans deux petits bacs... n'avais pas grand chose d'autre à faire, n'ai cédé à mes injonctions que très, très modestement.

avant de partir un peu avant vingt heures pour l'opéra et le Roméo et Juliette de Gounod, que ne connaissais pas, que j'aurais pu continuer à ne pas connaître, malgré les qualités que musique, spectacle etc.. pouvaient présenter.
malgré le plaisir tout de même que j'y ai pris, parce que les accords de tons, le camaïeu froid des Capulet, presque en uniformes, femmes et hommes, le petit laisser aller, vaguement bohémien, avec des touches rouge un peu terne et ocre des Montaigu, le décor centré sur un escalier aux belles proportions, étaient réussis, que j'ai aimé la mise en scène à la fois souple et peu réaliste, et que les choeurs étaient très beaux, j'ai bien aimé la mezzo qui chantait Gregorio, mais... Juliette avait une jolie silhouette et une belle voix quand Gounod ne demande pas de cris (qu'elle exécute avec virtuosité mais une voix trop éclatante, un peu vrillante, assez peu jeune fille) ce qui est finalement assez rare (l'absence de cris) et Roméo était un parfait ténor de bel canto, c'est à dire une trompette sans la douceur du cuivre (je sais, ça m'est personnel, il a beaucoup plu, mais je déteste ces voix – et je me disais que malheureusement si j'étais le soleil je ne me lèverais pas en l'entendant) – la musique de Gounod est surprenante d'inventions parfois, assez convenue très souvent. Bref, dans l'ensemble, un peu longuet.

Il s'agissait d'une co-production entre plusieurs opéras, créée à Tours, et j'ai trouvé une vidéo, et un petit compte-rendu, (puisque je ne suis sans doute pas bon juge) sur http://www.classiquenews.com/lire/lire_actualite_musicale_detail.aspx?id=4839 (mais avec une autre Juliette)

9 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

vous avez basculé à droite ?

brigitte celerier a dit…

euh, non ! pas vraiment, ou ça m'étonnerai fort, (il m'arrive d'être ponctuellement réac dans mes goûts musicaux ou esthétiques.. enfin pas vraiment non plus, disons à l'abri partiellement des modes)

Chri a dit…

Oh c'est tout neuf ici!

jeandler a dit…

Oui, que faisiez-vous aux temps chauds ? Je chantais, ne vous déplaise... Les cigales reviendront-elles ?

joye a dit…

On dirait que tu te fais un temps iowanien, brige !

Bisou de là-bas.

tanette2 a dit…

Novembre en Mai, espérons qu'il s'arrête au moins à la porte de Juin....

arlettart a dit…

Mais tu as eu ton tapis rouge aussi

Gérard Méry a dit…

des parapluies encore, je file dans la Manche ..à vélo chercher le soleil

Pierre R Chantelois a dit…

Décidément la ville est terrassée par la pluie et nous, pauvres humains, en subissons les contre-coups. Et les arts s'installent lentement pour faire de ces jours pluvieux une fin de jour plus lumineuse.