mercredi, octobre 23, 2013

Ce fut un jour


Ce fut un jour pour lequel n'avais pas d’appétence...

pas de fortes réserves non plus d'ailleurs... et m'en suis allée, dans la ville

sous un ciel qui aurait été morne sans le vent qui le bousculait, sans jamais parvenir à le dégager, mais en ouvrant des zones de lumière, parfois d'azur,

m'en suis allée au long des travaux de Joseph Vernet,

yeux ou appareil un peu flous, dans la lumière blanche et vague sur les feuillages qui entrent peu à peu dans l'automne

souriant aux baies, aux anges, sans désir d'accrocher le jour,

étonnée un peu de n'avoir aucune crainte, cette fois encore, de cet examen qui a débouché pour tant d'amies sur la sidérante horreur – ne sais ce qui provoque chez moi cette insouciance, limitée à ce seul point - 

et m'en suis revenue, confortée, yeux s'ouvrant peu à peu, prenant possession de ce que je trouvais, de la rousseur
des feuilles avec lesquelles jouaient les petites rafales qui chahutaient le ciel,

de ce que je voyais, des angles durs du macadam martyrisé, des gravillons luisant sourdement comme du mica,

jusqu'à la fin de mon trajet, la place, l'antre.

6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les travaux et les jours...

Il va falloir quand même balayer toutes ces feuilles !

brigitte celerier a dit…

ça a remplacé l'arrosage en plus pénible

arlettart a dit…

Feuilles rousses ou pavés gris en vrac comme les jours qui passent
et le regard plus attentif quand la vie belle est là tout simplement

tanette2 a dit…

Trajet automnal toujours bien décrit et photographié.

jeandler a dit…

Autant en emporte le vent.

Gérard Méry a dit…

les feuilles mortes se ramassent à la pelle