dimanche, décembre 29, 2013

humidité et comédie musicale


Ciel de pluie – vie qui me sourit autant qu'elle peut, même sans l'aide chimique et homéopathique, et petite tristesse vague qui noue la gorge, sans raison. Y poser un sourire sans conviction en attendant qu'il devienne naturel. Yeux qui refusent de s'ouvrir, envie de dormir, et sentiment intense de mon idiotie qui me repousse de la lecture de certains textes des blogs que je suis.
Et puis, dans le tranquillement coléreux, résigné sans abandon, billet de Panagiotis Grigoriou sur Greek Crisis http://www.greekcrisis.fr, que je suis assidûment, pour avoir illusion de ne pas les abandonner complètement, nos frères grecs, ce bout de phrase qui me fait signe avec grâce et autres “idiotès”, littéralement “personnes privées, individus” car telle est l’étymologie... de l’idiot
et par la grâce de la voix de Jean-Claude Amelsen, pour un temps, comme chaque samedi ou presque, à 11 heures sur France Inter, ai eu l'impression merveilleuse d'être intelligente. http://www.franceinter.fr/emission-sur-les-epaules-de-darwin

Fait mon petit sac pour mes deux bouts de jours et ma nuit toulonnaise, avec une petite chanson qui tournait doucement en moi
Constaté avec satisfaction et grimace que le semblant de poids rassurant famille est bien là.
Passé aspirateur et fait ma micro-expédition aux remparts avec amas de papiers et cartons de la semaine, bouteille d'huile et bocaux vides
Rêvé, lu, eu faim, écouté, attendu la nuit

et de mettre une robe de velours noir que j'aime pour m'en aller à l'opéra assister à My fair Lady, co-production avec l'opéra de Metz, dans une mise en scène de Paul-Emile Fourny. 

Je ne voulais pas trop penser au film de Cukor (aveu : un de mes classiques) - j'avais gommé les images pour ne pas comparer les costumes avec le brio de Cecil Beaton (ils s'en inspiraient d'ailleurs joliment parfois) et la mise en scène sur grand écran, il m'est resté une petite gêne agacée d'entendre ces airs chantés en français...

Mais j'ai aimé regarder comment ils tiraient profit de ce qu'ils avaient pour tenter de donner une impression de grand spectacle dans l'esprit des années 50, et l'écart n'en était que charmant.
J'ai aimé une fois encore les choeurs, le métier et l'autorité de Jean-Louis Pichon dans Higgins, même s'il faisait un peu trop vieux professeur, j'ai bien aimé Philippe Ermelier dans le rôle du père, Raphaël Brémard dans celui de Freddy,

Chiara Skerath, assez jolie, jouant bien, et chantant bien dans celui d'Eliza.
D'une façon générale, pour tous, les airs, nettement moins les récitatifs (plutôt moins que les dialogues)

Mais une fois encore, il y avait les commentaires de mes voisins, sur la musique, entre les airs, et quelques cadrans de portables. Il devient vraiment souhaitable de faire passer un examen préalable aux spectateurs (et voilà que je joue mon Higgins)
Soyez contents, ô vous les fidèles, vous serez en vacances demain, je serai toulonnaise.

8 commentaires:

arlettart a dit…

Hello je vais te voir passer....
Soleil revenu pour t'accueillir

jeandler a dit…

Ah, les voisins de fauteuil !On interdit les téléphones. On devrait interdire de parler .
Bon voyage à notre avignonnaise.

DUSZKA a dit…

Ma fille "vise" les horaires de séance au cinéma pour éviter au maximum les malotrus. C'est triste ! Bon séjour à Toulon... pas vacances : absence. Bises berrichonnes glacées : à peine 4° ce matin, avec un ciel plein de beautés mouvantes, capricieuses. A bientôt !

cjeanney a dit…

Bon voyage Brigitte !
(et moultement d'accord pour ces spectateurs qui devraient être triés sur le volet, oui :-))

mémoire du silence a dit…

Bonnes vacances et belle année

Gérard a dit…

Malheureusement il y aura surement des portables insupportables à Toulon

renoir jean a dit…

Je m'interroge à savoir si je préfère la neige à la pluie ou si la pluie serait moins encombrant d'une bonne bordée de neige. Angoisse métaphysique saisonnière. Que cette nuit toulonnaise soit bien chaude et au sec ;-)

Dominique Hasselmann a dit…

A peine rentré, vous repartez...

Beau nouvel An et promesses de cette année si prochaine !