dimanche, mars 02, 2014

Image par images



M'en suis allée, dans l'après-midi, humeur un brin morose, mais sous belle lumière et petit vent frais fouettant qui me brouillait la vue, vers le cloître Saint Louis

parce que j'avais été vu l'annonce sur le site de la Mac'a http://mac-a.quoideneuf.over-blog.com/article-image-par-images-sebastien-fau-122648898.htm (alertée par un billet de Fardoise http://encrer-le-monde.over-blog.com/2014/02/image-par-images-exposition-de-sébastien-fau.html) de l'exposition de Sébastien Fau Image par images au cloître Saint Louis...

parce qu'après avoir regardé quelques uns de ses clips sur http://www.sebastien-fau.com, en avoir goûté beaucoup certains, être indifférente à d'autres, mais être surtout assez fascinée par la «fabrication», l'animation image par image à partir d'oeuvres, plutôt que de servir de la 3D, et être, dans ma petite recherche sur internet, tombée sur ces ateliers avec des adolescents http://portesdutemps2013.chateaudespeyran.fr/tag/sebastien-fau/ et aimer leur travail
j'avais envie de voir ce que donnait l'intention affichée sur le site :
Dans sa pratique habituelle de l’animation, l’artiste crée des dessins, peintures ou sculptures qui servent de supports aux films. La technique utilisée implique la destruction de l’œuvre plastique à des fins audiovisuelles. C’est ce processus fatal que l’artiste tente d’enrayer et c’est bien le propos de cette exposition: offrir au regard à la fois des films d’animation et des œuvres plastiques, non pas comme des outils servant de décors aux films mais plutôt comme un prolongement de l’œuvre audiovisuelle, à moins que le film soit le prolongement des œuvres plastiques.

Au rez de chaussée, de grandes sculptures de bois, et mon goût pour cette matière,

une frise de petits dessins et un grand panneau sur lequel un arbre se transformait lentement, devenait papier peint, d'où émergeait un arbre...

et surtout la jubilation, longuement dégustée, toute morosité noyée dans un sourire, des films réalisés pour Canal +, un monde meilleur, plaisir de voir un serpent de fleurs jaunes ondoyer dans un pré, un champ de lavande bleuir rang après rang (la musique et le rythme accompagnent avec allégresse), des fleurs danser, se regrouper, des laisses de mer se froncer en dessins, des boules de sable renverser des tours de sable disposées en lignes serpentines, des buches s'aligner, se tronçonner comme saucisson, se recomposer, diminuer de taille, des tas s'élever, devenir constructions, des cairns s'élever au bord d'un ruisseau, penser souvent aux installations de Robert Dautais http://rogerdautais.blogspot.fr , qui prendraient vie joyeusement,

aimer un peu moins, tout en admirant la gaité joyeuse, et le travail incroyablement minutieux et long que cela représente, la sculpture de légumes, et leur danse. Et être navrée de ne pouvoir en garder trace

Au premier étage, des sculptures de bois et verre, de grands dessins...

et au deuxième, des clips, des animations en pâte à modeler,
des dessins affichés sur le mur proche de l'entrée, de la place, des tables pour des ateliers.
Navrée de ne pouvoir rendre le plaisir de cette visite.. navrée d'y avoir consacré trop de photos.


Et pour aggraver mon cas, sur le chemin du retour, dans les rues peuplées par le samedi après-midi, me suis consacrée aux jeux des platanes avec la lumière et les ombres.

5 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

"Images, images", c'est aussi un livre de Roger Caillois... (mais, comme lui, vous auriez pu mettre un "s" à la première de toutes celles amassées !).

brigitte celerier a dit…

sauf que dans le titre de l'exposition justement il n'y en a pas, puisqu'il s'agit d'assembler patiemment une image par une image pour faire l'image plurielle qui vit sur l'écran

Dominique Hasselmann a dit…

@ brigitte célérier : j'avais saisi...

Françoise Dumon a dit…

J'ai constaté la même chose en regardant mes photos. Je penses qu'il est tout simplement impossible de figer son travail qui est le mouvement. Il semble qu'il peut donner vie à tout.

Gérard a dit…

J'aime ce monde de créations