vendredi, novembre 07, 2014

Se risquer en consommation de masse

yeux papillotant après nuit d'hilarité, de tambourinements et chants en choeur, de trois gars, une fille, au pays de l'ivresse joyeuse et totalement refermée sur elle-même, sur mon palier et dans le studio attenant... un tour sur internet, trois tasses de café chaud, douche et entassement de vêtements

et départ dans la lumière glorieuse de ce matin de ciel pur sous l'énergie du vent joueur,
avec, rituellement, une pensée pour Dominique Hasselmann, en approchant du chantier de Lambert et de sa grue http://hadominique75.wordpress.com/2014/10/11/depuis-la-tour-de-guet/
un bus pour sortir des remparts, retrouver le coin de la Rocade que j'ai fréquenté au temps où j'étais socialiste avec la belle et variée bigarrure des balcons, en zone de ressources rares,
et découvrir le quartier de Cap-Sud, le plus proche, le plus célèbre des centres commerciaux qui ceinturent la ville, et les Galeries Lafayette en tout petit écho du boulevard Haussmann.
Une Brigetoun (vérifier - présentable, go) remettant pieds dans un grand magasin (et c'était celui-là même ou plutôt l'original) pour la première fois depuis environ quinze ans,
trouvant ce qu'elle cherchait, valise grande, pas agressivement raide et brillante, légèrissime, pas trop-trop chère, pas trop fragile (servira peu de toutes façons, contrairement à sa trop petite soeur d'un rose délicieusement ridicule) -
tournant un peu en rond, résistant vertueusement et sans trop de difficultés aux tentations qui n'en étaient pas (préfère Monoprix ou les boutiques de la rue Vernet, pas l'entre-deux), à part une longue écharpe au point mousse où enfouir son cou batracien... baguenaudant un peu, passant à la pharmacie, s'offrant un café viennois pas tout à fait sans goût, mais ce qui lui restait de saveur était désagréablement écoeurant,
et s'en retournant après ce séjour en terrain qu'elle veut étrange (après un moment de jouissance esthétique en sortant), vers un bus (lequel, joyeuse découverte, l'a laissée dans ce sens place de l'horloge) – retour vers une heure et demi, préparer et poser une grosse platée de pâtes très garnies sur ventre douloureux, s'enfouir en inconscience, flemme, avant petite plongée frissonnante dans les quarante cinq extraordinaires, nouvelles de Poe dans la traduction de Baudelaire, éditées par François Bon et picorées sur mon kobo  pendant mes trajets http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782814510845
Passionnant n'est-il pas ?
Allez donc plutôt lire les vases, en partant de la liste dressée magistralement désormais par Angèle Casanova http://vasescommunicantsliste.wordpress.com/2014/11/05/novembre-2014-ebauche-de-liste/

8 commentaires:

tanette2 a dit…

Pas facile de fermer l'oeil quand on a des voisins fêtards et insouciants de la tranquillité d'autrui.

brigitte celerier a dit…

faut dire que c'est rare avec eux (ces nouveaux) et que c'est resté joyeux mais on aurait cru qu'ils étaient une vingtaine

Françoise Dumon a dit…

Une éternité que je n'y ai pas mis les pieds, mais pour certains achats difficile de les éviter.

arlettart a dit…

Et tout observer ... comme oeuvres d'Art!!! pourquoi pas au fond...
As-tu pensé aux "bouchons d'oreilles"?

brigitte celerier a dit…

à la musique dans casque mais ça ne suffisait pas !

Dominique Hasselmann a dit…

Les voisins... toujours un problème mais parfois des surprises agréables.

Vous partez bientôt pour aller comparer avec d'autres grands magasins... ?

Merci pour la grue (les murs montent, à Evry).

brigitte celerier a dit…

elles vous sont vouées, ou vous êtes voué aux grues (enfin pas seulement)

jeandler a dit…

Que seraient vos yeux, ma chère, s'il y avait eu trois fille et un gars dans cette nuit festive et agressive!