mardi, juin 23, 2015

Voyage au pont des deux-eaux


à l'heure de la confiture j'ai posé un oeil navré sur les dégâts de la cour, j'ai encouragé le laurier dont les feuilles ont tendance à pendre, 
et me suis consolée avec le rosier le moins aimé qui veut me prouver que j'ai tort...
lavage de cheveux, lessive d'une partie de la valise, repassage, déjeuner rapide.
et partir vers le pont des deux eaux et le pneumologue têtu, mais un peu trop rapide. Je n'ai eu le temps de lire qu'une vingtaine de pages de rentrez sans moi de Christine Zottele, publié par QazaQ http://www.qazaq.fr/pages/rentrez-sans-moi/ désarroi ou plus d'une enseignante non titulaire, de ceux qui héritent pour une courte durée de classes souvent ingrates – et quand elles ne le sont pas, que la soif d'apprendre ou d'écrire, l'éveil, émerge, le déchirement de devoir partir – et le regard d'un élève sur sa prof
La classe était tout ouïe et le cours a passé à toute vitesse. Non seulement, elle ne m'a pas sanctionné mais elle m'a fait aussi comprendre l'importance d'adapter son langage en fonction de la personne à qui l'on s'adresse ; en me traitant en adulte,...
avant qu'il vienne me chercher, qu'il compare les scanners, qu'il constate comme prévu l'absence de tout changement... seulement alors qu'il était convenu que nous en restions là, cet homme qui semble fasciné par mes belles bronches a pensé que ma foi une nouvelle fibroscopie ce ne serait pas mal... de surprise j'ai cédé, mais en gagnant du temps jusqu'en septembre (d'ici là, verrai le généraliste qui partage maintenant mon point de vue…)
me suis tout de même reproché ma faiblesse en sortant, et puis le miroitement des feuilles dans la lumière (je trainais sur mon bras le veston trop fin pour Paris et beaucoup trop chaud pour la morsure de notre soleil) m'a distraite, comme la visite rituelle à la roue
en rentrant dans la ville j'ai tenté de saisir avec mon appareil la légère risée qui parcourait les pas tout à fait deux centimètres de profondeur d'un bassin, et puis suis rentrée, en m'arrêtant pour acheter ma carte du of, deux brumisateurs et un pantalon jaune de garçonnet puisqu'il y avait des soldes à Monoprix, mais rien de ma taille (me plait beaucoup le pantalon)
et voilà que je me demande de plus en plus nettement si paumée mérite de survivre, si j'en ai envie.

8 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Il aurait été bien dommage que Paumée ne nous emmène pas à sa suite en Hollande, ne nous fasse pas visiter sa cours, ni le bouillonnement des deux eaux, et nous prive de son regard éclairé sur le festival. Tous les nordiques en mon genre ont bien besoin du soleil d'Avignon et du charme de vos billets quotidiens !

Hue Lanlan a dit…

même les roses fanées et le laurier nous attendaient, vous attendaient. Sans compter Avignon. A tout bientôt !

Dominique Hasselmann a dit…

La roue tourne toujours...

brigitte celerier a dit…

le canal est vivant (heureusement)

Caroline Gérard a dit…

Paumée continue, c'est dit.

jeandler a dit…

Ce ne sont pas les départs qui sont tristes mais les retours. Épongeons nos larmes !

brigitte celerier a dit…

un certain plaisir tout de même à retrouver ses petites manies
et la morsure du soleil sur mes bras hier (bientôt je m'en plaindrai..)

arlettart a dit…

Regarde ta rose dédaignée ...c'est le plus belle
Bon retour en... flâneries quotidiennes