mardi, février 23, 2016

Le temps s'est fait gris, donc ce serait

les jours se suivent, ne se ressemblent guère
froid du petit matin qui s'attendrit... mais après tartines et lavage de cheveux découvrir traces d'ondée sur la cour et lever la tête vers un ciel absent en blanc grisâtre, sentir les gouttes des cheveux qui glissent sur le cou, frissonner.
Passé le jour avec ce que pouvais suivre des interventions de Bernard Stiegler, avec des accords, interrogations, contestations timides à lever, ou non, et ouvert trois portes pour l'atelier de François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4306 avant de m'arrêter sur un seuil, parce que m'en retournant j'ai trouvé que le trajet était insatisfaisant et que j'ai remis le parcours à demain.
Alors, au moment où la lumière timide du jour fasseyait, ai recopié un ancien ce serait qu'ont bien voulu publier les cosaques des frontières http://lescosaquesdesfrontieres.com
Ce serait – 49 – la grâce
Ce serait dans une rue qui fardait de merveilleux le gris du jour, une envolée arrêtée, hésitante.
Ce seraient des paquerettes devenues silhouette, du tulle devenu danse.
Ce serait une clarté, une jeunesse, qui surviendrait,
qui hésiterait sur le seuil de la ville, des passants plongés dans leurs soucis, de la maussaderie de nos jours,
dressée sur une pointe, figée une seconde,
nimbée d'une douce lumière d'or rose,
prête à s'élancer, à cueillir une lumière, à retomber avec un entrechas,
à courir, s'arrêter pour un passepied sur les pavés usés,
à repartir en une danse improvisée, à dessiner avec ses pieds, ses bras et son corps souple, une guirlande de joie.
Et les passants souriraient, leur pas glisserait un peu, se nourrirait de musique, les dos se redresseraient, les épaules s'élargiraient, les ventres rentreraient, les fesses se feraient mouvements gracieux.
Deux petits enfants débouchant du parking enlèveraient leur doigt de leur bouche béante.
Une fille chanterait. Les cartons sauteraient entre les bras des livreurs. Un coin de ciel bleu percerait les nuages pour regarder.
Les nouvelles entendues à la radio, les corvées du jour s'évanouiraient.
Un temps, juste un temps.
Et puis tout repartirait.

6 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Juste un temps où fleur et ballerine seraient cousines !

brigitte celerier a dit…

parenté de tons

Arlette A a dit…

instantané d' harmonie en passant par là ...et l'air devient plus léger

Dominique Hasselmann a dit…

La grâce est un renouvellement.

brigitte celerier a dit…

et chaque fois un cadeau inespéré

Gérard a dit…

fleur et pointe..dansantes