vendredi, mars 25, 2016

Hors du jour

ciel bleu et jupe
pour l'aimer ou protester,
mais le vieux chandail
qui traîne, où se blottir
jour de migraine, vide.
Vide né de trop, trop de pensées mauvaises, ou pas, trop de je ne sais quoi, trop de cigares sans doute, et donc vide d'où ne sort rien.
Comme le dit (parmi de fortes choses), dans un beau billet lu en fin d'après-midi, quand l'étau s'est un peu desserré, Lambert Schlechter http://lambertschlechter.blogspot.fr/2016/03/le-merle-ca-change-tout.html
Quand ça stagne au milieu d’une phrase, j’allume une cigarette, c’est un réflexe, et aussitôt ça réalimente les synapses, je ne sais comment font les autres quand ça stagne au milieu d’une phrase, c’est quelque chose qui arrive à tout le monde, je veux dire à tous ceux qui ont à écrire, ou au moins pensent qu’ils ont à écrire, que ça compte qu’ils écrivent, que ça soit important qu’ils écrivent, mais ça n’importe à personne, écrire n’importe qu’à celui qui écrit… ça vaut aussi pour les cigares et ceux ou celles qui sont dans la presque certitude, on n'est pas à l'abri d'un petit espoir tremblant, de n'avoir rien qui vaille d'être écrit, et de ne savoir l'écrire.
Et je n'en avais que quatre pour : allumer, se repentir puisque carcasse se rebelle, éteindre, oublier, laisser passer heures, rallumer... et en conserver un pour se lancer dans le lendemain.

9 commentaires:

annaj a dit…

volutes volup-tueuses qui ravivent les synapses. dialectique!

Dominique Hasselmann a dit…

IL faut sans doute avoir un "truc" pour se relancer. Le jour d'après arrive...

brigitte celerier a dit…

il semble que le printemps me réussisse très moyennement… attendre suite

Lucien Suel a dit…

Pour relancer, je sors faire un tour dans le jardin... (fumeur repenti depuis deux décennies)

Arlette A a dit…

C'est dans la nuit des insomnies que les mots arrivent au galop .. flemme de noter en pensant au lendemain et plus rien donc écrire la nuit
Merci beau texte

brigitte celerier a dit…

merci
un rien piteux tout de même

jeandler a dit…

Souffler au milieu de la page
virgule ou pas
irons-nous jusqu'au point final ?

brigitte celerier a dit…

ce sacré point final
ne pas manquer le moment où le poser

Elise a dit…

le point final s'imposera, à peu près la seule certitude, juste continuer, pour rien, pour un souffle, parce que malgré tout, qu'on se le remémore ou l'espère, c'est bon d'en être, là, présent au monde, droit, vivant, quoi !