lundi, mars 14, 2016

La fin de Traces


J'en étais donc restée à la montée de l'escalier vers la suite de l'exposition
Dans le couloir, à l'entrée de la salle du premier étage, une procession de banières moordorées, la suite andalouse, empreintes sur papier de soie, de Florence Gosset http://florencegosset.com
La technique du monotype requiert une grande rapidité d'exécution.
Sur la peinture fraiche appliquée sur une plaque, je dessine un motif que je transfère aussitôt sur le papier de soie par pression plus ou moins appuyée de la main.
Empreintes ou traces ? Le geste compte... L'appué marquera l'empreinte du motif, l'effleuré laissera la TRACE de l'empreinte plus fugace et flottante sur la surface du papier.
pour voir les merveilleux monotypes de la suite andalouse, si vous en avez la patience, comme d'ailleurs pour toutes les oeuvres, à l'exception d'une par artiste et par étage, il vous faudra regarder la vidéo que j'ai bricolée avec les moyens du bord (et préparant ceci, je fais une prière intérieure pour que l'enregistrement et l'installation sur YouTube se passe sans accroc, parce qu'elle est ce qu'elle est mais elle m'a pris bien du temps mes braves messieurs, mes braves dames, avec ma maladresse bricoleuse)
de Florence Gosset, dans la grande salle, des empreintes sur toile
Anne Carpena http://annecarpena.wix.com/ figure avec quelques dessins intitulés ode à la lune, fenêtre du silence ou fenêtre du présage, les oiseaux...
l'instant clé, le départ de la ligne, du trait, la phase des retrouvailles, les carnets secrets ; la main qui trace d'instinct le besoin d'écrire en images, c'est le rendez-vous imprévisible avec le «dessin messager» qui invite à la découverte d'une inconnue.
L'étape de la gravure qui vient ensuite aprofondit l'expression et par incision génère une matrice, composant, décomposant, enrichissant le dessin d'origine qui soumis à de nombreux procédés techniques se révèle sous un nouveau jour sans perdre sa spontanéité première.
Michel Delhaye https://courantsdarts.wordpress.com/artistes/michel-delhaye/ présente à cet étage de grands panneaux de plastique transparent peuplés de ses formes colorées
L’image n’est qu’un support, un leurre: «la vraie vie est ailleurs», hors des violences du quotidien, du mal de vivre, des chavirements ou bouleversements de cette fin de millénaire où tout semble s’écrouler mais où le monde ne fait que recommencer en ses éternels balbutiements. Michel Delhaye saisit au bout de son pinceau les oiseaux illusoires échappés de ses songes et trace avec ses couleurs primaires les personnages atemporels et les formes fictives qu’engendre son imagination.
Claude Quentelo, outre ses encres de Chine et pigments sur toile métallisée (je joins, à la fin, si vous avez encore du courage après le billet, ma vidéo à laquelle bien entendu vous devez donner la préférence, un petit film montrant sa technique de dessin à la corde de piano)
présente de petites sculptures http://quentelo.free.fr/menu2.html
d'Hélène Courset http://www.coursethelene.com deux grands panneaux et deux ou trois plus petites encres de Chine et alkyde sur papier
j’inscris sur le blanc de la toile d’innombrables traces noires ou colorées : maillages, tressages, empilements, rythment ainsi l’espace. Je ne cesse d’interroger les notions d’équilibre et de déséquilibre, de contrastes et de rythmes que le geste entraîne vers de multiples variations.
Graphismes et écritures, urbanisme et nature, traces éphémères et graffitis, signes et couleurs, m’inspirent pour traduire le réel qui m’entoure.
Au deuxième étage, dans la dernière salle,
encore des sculptures de Claude Quentelo, et des grand panneaux d'empreintes roses ou bleu clair sur toile
pour Michel Delhaye, cette fois, des cubes enserrant ses formes ou des petites sculptures posées
un grand panneau acrylique sur toile de Florence Gosset, deux longs monotypes et une série de petites oeuvres - acrylique sur papier de soie marouflé
des panneaux – encre de chine sur toile – d'Hélène Courset,
près de la sortie, deux dessins d'Anne Carpena,
et, comme adieu, par la fenêtre, puis en avançant dans la cour, la trace de l'ombre des platanes sur la pierre.
et si gentiment, vous avez regardé mon bidouillage, vous autorise, si le coeur vous en dit, à admirer la technique d'encre de Chine à la corde de piano de Claude Quenteno


10 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Belle visite en vidéo... vos photos s'animent, les différentes musiques (moderne, voix) s'enchaînent en fondu...

anna jouy a dit…

ce que vous me donnez à voir...! quelques merveilles

Marie-christine Grimard a dit…

Merci d'avoir suivi ces traces pour nous et pour les vidéos !

brigitte celerier a dit…

Anna, Marie-Christine, grand merci

Dominique, avec un cafouillage au début et une erreur d'attribution à la fin… mais chut pas eu courage de recommencer

Dominique Hasselmann a dit…

@ brigitte celerier : l'art est aussi dans l'imperfection (sinon il serait industriel)...

jeandler a dit…

Cela valait la peine de monter l'escalier...pour découvrir ce monde merveilleux de lumières.
Bravo pour la vidéo; aurais été bien en peine de bidouiller une telle chose.
Très belle exposition et dans tel lieu !

brigitte celerier a dit…

et sacré boulot de l'équipe de la mac'a

Michel Benoit a dit…

On sent une forte volonté de donner du sens, mais la création reste quand même bien enfermée dans l'esthétisme...

Arlette A a dit…

Les images animées sur la musique qui en accentue la force !! belle vidéo mais quel travail!! j'imagine Bravo le résultat est plus que bien
Sujet également très intéressant quand il y a beaucoup à dire
Aimerais voir

brigitte celerier a dit…

elle ferme le 27