samedi, mars 05, 2016

Paysages radieux

tel était le titre du concert que suis allée écouter mercredi soir
Les concerts symphoniques, ici, s'ornent de titres,
ce qui a donné depuis le début de la saison, outre le concert d'ouverture qui n'avait pas jugé utile de se parer d'un surnom, America pour Bernstein, Gershwin et Copland, Accents tragiques, clarté solaire pour Weber, Tchaïkovski et Schubert, Dualité et harmonie pour Ginoux et Schubert (la messe n°5 en la bémol), Modernité classique sobre antinomie apparente pour Ravel, Chostakovitch et Weill

Pour le reste de la journée, à part le petit plaisir de l'arbre rose avec son côté un peu déjeté, oublions.
donc ce soir c'était Paysages radieux pour la petite suite pour orchestre de Roussel, le concerto pour piano et orchestre en la mineur de Schumann (pianiste Rémi Geniet) et la symphonie n°6 de Beethoven la «pastorale».
La suite de Roussel – l'aubade en apparent désordre coloré avec une zébrure de trilles de la flute, pastorale comme une grande ouverture sur une campagne écrasée d'été et la mascarade finale
le concerto pour piano et orchestre de Schumann avec le charmant début du premier mouvement avec une rêverie du hautbois suivie du piano en eau claire sur cailloux avant que s'enchaîne le thème etc... et le plaisir de découvrir un pianiste virtuose mais surtout sensible, et la symbiose entre piano et orchestre
et puis la symphonie pastorale de Beethoven et la façon dont elle chante en moi (muettement c'est préférable même sans tenir compte du fait que je chante irrémédiablement faux) parce qu'elle est belle et qu'elle a été une des musiques de mon enfance.
En bis le merveilleux début du premier mouvement, écouté debout contre la porte, parce que, crevée, je voulais partir (et puis j'avais un voisin antipathique et envahissant qui m'obligeait à faire de l'équilibre sur mon strapontin)..
Pas tout à fait dans le ton du concert, une facette de Rémi Geniet, écoutée dans l'après-midi, son interprétation de l'escalier du diable de Ligeti (hé Brigetoun, t'aimes pas la virtuosité, tu sais ? Oui mais ça tranchait, et puis il y a la profondeur du son en descendant)

5 commentaires:

Arlette A a dit…

Une grimpette ..radieuse
La virtuosité n'est pas toujours signe de merveilles

brigitte celerier a dit…

Arlette un grand merci pour ta fidélité

Dominique Hasselmann a dit…

Ligeti, oui, ça change, comme paysage...
(photos très nettes !)

brigitte celerier a dit…

et à vrai dire pas ce que je préfère de Ligeti
mais réellement il a beaucoup de charme dans son jeu ce très jeune pianiste (très médaillé)

jeandler a dit…

Heureux ceux et celles dont l'enfance a été accompagnée par la Pastorale...
Je revois la scène sous les combles des écuries d'un château que la guerre avait transformé en salles de classes écoutant l'orage venir...