vendredi, avril 15, 2016

Comme des lions arracher ce qu'on peut


Douceur de l'air, en fin de matinée quand la lumière a dessiné son triangle sur le mur, en descendant me visiter,
en fin d'après midi, bleu doux voilé d'une gaze fine sur le Rhône, quand m'en suis allée rejoindre le petit troupeau qui grossit lentement, de la nuit debout..
pendant que continuait à s'installer discrètement, peu à peu, dans la cour du palais, le futur festival,
écouter Philippe Julien (déterminé, calme, intelligent) de la CGT PSA Aulnay sous Bois venir parler brièvement de Comme des lions, le film de Françoise Davisse, documentaire sur la fin de l'usine Peugeot d'Aulnay après quatre mois de grève, et en réponse aux questions dire l'histoire de l'usine, la bigarrure du personnel et la solidarité, les syndicats dont le syndicat patronal (qui a accompagné un temps la grève, un temps), la fierté, la limite de ce qu'il était possible de faire, la difficulté de mobiliser hors de l'usine un peu isolée...
Suivre ce qui a été décidé pour les jours à venir, quelques échanges d'idées
et pendant que les commissions discutaient à l'écart, retrouver le plaisir parfois un peu amer des discussions libres qui me rajeunissaient, en regardant la beauté de la lumière
avant de les quitter pour aller à Utopia voir le film, partager, autant qu'il est possible à une bonne femme assise sur un siège, l'inquiétude, la rage, la jubilation, sourire tristement en voyant Hollande candidat s'approcher d'une banderole et faire le discours et les presque promesses convenues, bouillonner en voyant, écoutant, Montebourg faire son numéro classique d'entourloupeur...
et venir vous souhaiter de voir ce film dont Françoise Davisse dit ce film n'est pas l'histoire d'une lutte mais une façon de se plonger dans ce que l'intelligence ouvrière peut amener de plus beau.
écouter un petit échange (finalement plus filandreux que celui qui avait eu lieu sur la place) avec Philippe Julien,
et m'en revenir dans la nuit vers l'antre.

2 commentaires:

pascale a dit…

Ça requinque bien pour continuer, même si l'on agite pas les mains pour les ainsi font font,font...

Gérard a dit…

pas d'omelette sans casser des œufs ...taisez vous Elkabbach