jeudi, juillet 28, 2016

Avignon – jour 22 - sympathie et légère déception dans l'après-midi, et spectacle désiré et offert le soir


matin regardé repassage, pensé que l'urgence n'était pas grande... par contre, cherché en vain ma barrette (toujours pas reparue le soir) dépendre robe chemisier à six sous bien-aimée et m'en aller dans la ville qui s'éveillait, tables et chaises empilées, à la recherche d'une remplaçante.. 
matin regardé repassage, pensé que l'urgence n'était pas grande... par contre cherché en vain ma barrette (toujours pas reparue le soir) dépendre robe chemisier à six sous bien-aimée et m'en aller dans la ville qui s'éveillait, tables et chaises empilées, à la recherche d'une remplaçante.. 
Déjeuner tôt, consulter carcasse et m'en aller vers le tout petit théâtre de l'Isle 80, en avance, parce qu'il est vraiment petit, compte peu de places, (agréable moment pour l'attente, nez dans Héliogabale, en marge de l'ambiance familiale entre les équipes)
et parce que j'avais repéré, le premier jour, que s'y donnait une version scénique d'un texte de Gustave Akakpo, Arrêt sur Image, écouté et aimé il y a plusieurs années dans les jardins de Mons, je crois, ou de Calvet et dont j'ai une version dans un recueil édité alors de jeunes auteurs africains.
Il est passeur…
Il fait passer l’appétit des pauvres vers la nourriture des riches.
Il fait passer les frontières. avec le cynisme apparent, l'humour noir d'Akakpo, avec aussi le personnage – pour l’incarner l'acteur Kader Lassina Touré s'empare d'une canne, plein de bons principes et de conseils pour que son fils soit un bon footballeur et mari..
En mêlant Bass Music et Théâtre, Arrêt sur image nous raconte l’immigration clandestine à travers le monologue d'un passeur. La musique ne s’arrête jamais tandis que le comédien navigue entre personnages, récits réels et paroles d’émigrés pour nous livrer un résultat hybride à la frontière du concert slam électro et du monologue de théâtre.
Seulement je n'avais fait que médiocrement attention au fait que dans cette mise en scène de Cédric Brossard, il s'agissait de théâtre musical, et même si j'avais regardé la vidéo de présentation, captation du spectacle aux Francofolies de La Rochelle,
je n'aurais pas été gênée par la force de la musique, par moment nettement plus forte que sur ce qui est montré, surtout dans un si petit espace – et qui, pour mon goût (mais semble-t-il pour mon goût seul), malgré sa qualité, et bien qu'elle soit en situation, correspond au personnage, allait souvent contre le rythme de l'écriture (gênée aussi par la présence, que ne pouvais éviter, de Pierre-Jean Rigal perdu dans le plaisir de sa musique et apparemment totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui..) - étais petite vieille pas tout à fait en phase.
En sortant noté qu'une pièce de Niangouna se donne au Collège de la Salle, vais tenter d'y aller...
et puis comme j'avais décidé de rester tranquille jusqu'à un spectacle dans la nuit chez Golovine (parce que voulais y aller au moins une fois, parce que c'était le plus tentant et celui dont l'horaire me convenait le plus, me suis arrêtée pour réserver une place... réponse, oui mais il faut que vous sachiez que ce soir il y a une captation vidéo et que cela peut être gênant.. réponse, aucune importance, et du coup suis partie avec un billet gratuit (ce qui m'arrange bien parce que fonds en baisse).
Retour dans l'antre, se reposer, préparer cela, arroser, faire cuire patate…

et repartir en accompagnant le coucher du soleil, jusqu'à Golovine, une attente de vingt minutes pendant que s'installaient caméras et micros de France O (savais pas que ça existait) pour une diffusion cet hiver de ce spectacle donc, Double, de la Compagnie de ressources Nono Battesti
photo Benjamin Struelens
et puis un bonheur qui n'a pas cessé (et la gratuité, pour moi et pour les autres, n'y entrait pour rien), bonheur dont le clips ci-dessous ne peut que donner une idée (cadre différent forcément, et puis c'est si riche que certains aspects, pas forcément les plus beaux, tous le sont plus ou moins, manquent)
vais me borner à reprendre la présentation
Double parle de la recherche d’un équilibre dans l’identité et de la réconciliation entre les différents visages qui constituent une seule et même personne. Spectacle événement en Belgique, Nono Battesti donne aux spectateurs, un feu d’artifice de danse métissée et de musique soul en live. Magie des images visuelles et sonores, deux hommes et deux femmes dansent et chantent sur scène en nous offrant leur supplément d’âme dans un décor végétal sonore étrangement vivant
ajouter que ce sont donc : un très bon musicien Quentin Halloy, une très bonne chanteuse (qui danse également par moments) Dyna B, une bonne danseuse, petite, bouclée, Juliette Colmant et un assez formidable danseur noir Nono Battesti qu'il y a des ententes, mouvements parallèles, de la curiosité et du recul, de l'entente-fusion, un peu de rivalité, un bel ensemble
et juste, parce qu'en cherchant le lien correct pour le clips, je viens de tomber sur cette autre vidéo où l'on entend et voit danser Nono Battesti dans le décor tel que l'avons vu
et en gros il dit que nous avions bien compris.
Applaudissements (sans que ce soit pour la retransmission), sortie
et retour toute contente vers l'antre.

3 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Ce coucher de soleil, comme un baisser de rideau : très belle photo !

brigitte celerier a dit…

merci, il était vraiment très beau
et puis n'en vois jamais depuis ma cour et suis rarement dehors juste au bon moment alors.. annonçait le plaisir réel du petit spectacle de danse

Godart a dit…

Fin du in, fin du off, prochain festival pour fêter les 70 ans de la création de Jean Vilar. Un rendez-vous incontournable, merci à vous de nous avoir permis, avec talent et humanité, de suivre celui-ci.