jeudi, février 02, 2017

dans un recul de l'hiver

matin charroi de linge, épaule sciée, ville grise, air humide et frais, les pierres laissent sortir petites herbes et plantes (hommage à celles de Piero Cohen Hadria http://www.pendantleweekend.net/2017/02/un-deux-338/) et de sourires reçus au passage
lectures, vie qui coule
et pour toi Paumée recours encore une fois aux cosaques des frontières
Au mitan de la vie
elle est là, superbe, épanouie, un peu froissée déjà
elle est là, dans la gloire de ses beautés passées, de sa beauté arrivée à sa plénitude
elle est là, inconsciente de sa déchéance proche
visage ému,
jupon fripé,
sang sous la peau
rose délicat,
parfum discret
et insistant,
ouverte,
secrète,
comme naïve,
neuve et surprise,
avec sa science,
son habituelle
coquette rouerie,
son éternelle
indifférence,
son assurance
et sa réserve,
ce qu'elle cache
qui est peut-être
perte de l'espoir,
ou résignation
elle est là parmi les fleurs de son jardin,
dans un fauteuil d'osier, charmante, exaspérante
et penchés vers elle
on ne peut que l'aimer.


4 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Mais alors, cela fait deux Cosaques, plus votre Barbusse (barbant !), plus votre blog : et vous disiez que vous vous posiez des questions... ?

brigitte celerier a dit…

chut : c'est sur le temps passé à lire sur les blogs que me posais des questions - me laisse envahir même si souvent ça vaut la peine

Arlette A a dit…

De ci de là je lis et relis et suis admirative Merci à Toi

Claudine a dit…

j'aimerais tant pouvoir dessiner la rose à ce moment-là de sa vie (déjà que dessiner une rose relève de l'exploit).