jeudi, avril 27, 2017

Retour à la Villa Tamaris

Ce mercredi matin le sol était encore humide de la pluie nocturne et le ciel gris avec des transparences légères, quand m'en suis allée couffin en main pour un petit marché et nez sur vitrines pour la recherche d'un cadeau pour mon lozérien, dans mes moyens, adapté à sa vie et je l'espère à sa taille.
Je continue à faire le vide autour de moi et j'avais tous les vendeurs pour moi, presque navrée de leur demander si peu.
En sortant ai vu le printemps s'implanter dans des bacs grâce à l'humain et un regain de bleu passager traverser un toit absent... ai trouvé je l'espère le cadeau souhaité et regagné l'antre.
Le temps ne s'est pas vraiment amélioré, sans être violemment hostile, en brouillade assortie à mon immeuble, et dans cet entre deux entre deux rencontres familiales ai ressorti pour les utiliser, comme pouvais, les piètres images d'une visite qui fut agréable.
Dans l'après midi de vendredi dernier (oui, je crois, vendredi) donc, nous, les deux soeurs, avons quitté le jardin pour aller - pendant que les enfants et leurs mères étaient à la plage ou occupés - de l'autre côté de la rade,
à la Villa Tamaris http://www.villatamaris.fr/page/presentation pour le plaisir du lieu, des grandes pièces désertes ou presque (totalement la plupart du temps, étions dix visiteurs sur les 4 étages) dans la lumière de la mer et pour découvrir les expositions en cours, qui étaient quatre (commissaire Robert Bonaccorsi)
Au niveau de l'entrée l'un de nos deux préférés : Vincent Muraour (Six Fours les plages 56 ans) - ce sont les paysages, que personnellement j'ai aimé ou beaucoup ou assez peu leur trouvant un caractère un peu trop vaporeux (mais beau coloriste) et surtout des personnages, s'effaçant, étrangement présents, avec, dans la dernière salle un cycle autour de Pasolini son site http://vincentmuraour.wix.com/
Sommes descendues ensuite au sous-sol pour découvrir les oeuvres que Gaëlle Chotard (Paris 44 ans) a regroupé sous le titre d'Interstices, entrelacs de fils métalliques ou de coton, miroirs, dessins, crayons ou encres, parfois en collaboration avec d'autres artistes (l'ai aimé, ma soeur moins) http://gaelle.chotard.free.fr
Remontées jusqu'au premier étage pour flâner, s'arrêter, entre les dessins et peintures, la fausse naïveté, la causticité de Constantin Hahm (allemand installé à Châtillon sur Loire 72 ans) http://constantinhahm.com/
Et puis le deuxième étage et les combles, occupés (mon premier abord recul, en débarquant dans la première salle, et puis intérêt et puis davantage) par Thomas Dreyfuss (Gentilly 43 ans) http://www.thomasdreyfuss.com de grands panneaux, des portraits, des aquarelles, des dessins, sans recherche de la séduction immédiate, ou pas toujours, le monde qu'il observe, une exactitude qui passe aussi par l'introduction de mythes, symboles, incongruités apparentes, parfois, … le mieux est de regarder mes photos et surtout sans doute celles de son site. (et pour en parler ai repris humblement ou paresseusement un passage d'un article http://imago.blog.lemonde.fr/2016/09/25/thomas-dreyfuss-pourvu-que-jarrive-quelque-part/)
pour en parler, puisque j'ai repris les photos, ratées ou non que j'ai ramenées, et que c'est en les enregistrant pour ma mémoire que m'est venue l'idée de bricoler une vidéo et de la poser ici.

6 commentaires:

Arlette A a dit…

Bravo j'attendais ton reportage le lieu est si agréable je n'ai pu y aller et merci pour les renvois et la vidéo tu es champion je n'ai pas ta patience

Dominique Hasselmann a dit…

Belle expo qui ne vous a pas laissée en rade... ;-)

jeandler a dit…

Un temps de saison électorale, soufflant le chaud et le froid.

brigitte celerier a dit…

Arlette, toujours un plaisir et là vraiment les expositions étaient de qualité (et différentes)

Dominique non ce sont bornées à nous amener à contourner la rade

Pierre oui, pas bon pour la santé physique et mentale ce temps

tanette2 a dit…

J'aime beaucoup les vidéos que tu bricoles à partir de tes photos. Je ne sais pas faire.

brigitte celerier a dit…

facile à mon stade bricolage non appliqué avec iMovie sur les macs, on tâtonne comme moi ou on essaie de comprendre et suivre les instructions