mardi, mai 02, 2017

Le premier mai 2017

Je me suis éveillée transie de froid, ou du moins il a fallu cinq minutes pour que la tiédeur du sommeil m'abandonne, et qu'insensiblement mes os se mettent à trembler ou se contracter, je ne sais pas, ne les comprenais pas, simplement ils n'aimaient pas.
Mais dehors le ciel semblait se décider, après la forte averse du soir, la pluie de la nuit, pour le bleu. J'ai entassé épais coton pelucheux sur débardeur de soie, endossé par dessus petit blouson molletonné et puis un très fin et étroit manteau de laine non doublée  – j'étais très très chic – et m'en suis allée, bras serré autour du corps et mains crispées, vers les remparts près de la gare, pour tenter de contrebalancer le crachat sur les droits de ceux qui travaillent que va être à mes yeux mon vote prochain.
Et en arrivant sur la plage de lumière autour des bassins plats, en circulant entre les groupes, en échangeant quelques mots en plein accord me suis réchauffée corps et coeur, le manteau a été entortillé maladroitement autour d'un de mes bras et j'ai suivi lentement le cortège... ce n'était pas la foule, même à son échelle Avignon a fait beaucoup mieux, mais pour un premier mai, pour ce qu'aurait été un premier mai ordinaire ce n'était pas mal.
Et nous avons presque rempli l'espace de la place devant le palais, pas très serrés mais tout de même. Avons écouté des prises de paroles,
étions différents mais en gros à l'unisson sauf deux jeunes de ceux qui se dénomment insoumis qui nous traitaient de social-traitres, préjugeant ainsi de notre utilisation du bulletin macroniste. Mais la statue exprimait les faibles attentes que mettions dans des actions futures. (enfin que les jeunes mettaient...)

9 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

La statue manifestait, elle aussi...

Vous m'avez fait penser à un dessin de Pétillon dans le dernier "Canard enchaîné" (page 8) :

- Titre = "Les compliqués".
- Un type dans le bureau de vote, et devant lui la la table avec la pile des bulletins Macron et Le Pen, demande à l'assesseur : "Il n'y a pas de bulletins "Barrage au FN" ? "

brigitte celerier a dit…

m'en souviens j'avais ri jaune, et l'avait tweeté ce dessin

Arlette A a dit…

Bravo au moins toi tu as su affronter la foule pour tes idées et le rhume devrait lâcher prise comme les miasmes qui pullulent

Claudine a dit…

La statue est là au bon endroit au bon moment

brigitte celerier a dit…

Arlette j'avais besoin de marche en rive (me sens indigne et ne suis pas encartée) et souvent dans le cortège

brigitte celerier a dit…

oui Christine ça fait la deuxième fois que je le pense

jeandler a dit…

Levant les bras au ciel, la statue nous a-t-elle compris ?

jeandler a dit…

Main dans la main, cela réchauffe et conforte les idées.

brigitte celerier a dit…

même s'il fallait être prudent pour être en communion (parce qu'il y avait pas mal de ni, ni...)