mardi, août 22, 2017

Soleil aimable sur le marché, et fin du parcours chez Agnès B

Désolée je continue... ancre mes souvenirs, ce qui déjà ne s'est pas évaporé, et pour revenir à la collection d'Agnès B (avant les deux dernières expositions chez Lambert, celles que venais voir et qui étaient en fin de trajet, quand n'avais plus beaucoup de force, les pieds douloureux et surtout guère plus de temps) je vais parcourir à grands pas, laissant de côté fortes ou belles, ou fortes et belles, choses, et repartir du bas du petit escalier, de la grande vitre sur la rue, du nouveau petit atelier pour enfants face à moi, de la guitare de Shepard Fairey https://obeygiant.com (l'homme de l'affiche d'Obama) et http://www.street-art-avenue.com/biographie-shepard-fairey-obey-giant
pour entrer dans la grande salle de l'aile, ouverte sur la cour, les tortillons de Miroslav Barka, en passant à côté des deux objets-sculptures de Bäst http://www.dontpaniconline.com/magazine/arts/bst (du moins je suppose), pour les lignes qui parcourent depuis des années Bästle mur, me vient le nom de Sol Lewitt, mais je n'en suis pas du tout sûre et je ne retrouve pas le renseignement...
en haut du petit pan incliné de bois verni, avant de tourner vers la salle carrée sans fenêtre, un petit dessin de Jen Cri http://europe.agnesb.com/fr/bside/section/chez-nous/activites/zulipa-de-jen-cri
et trouver, en entrant, sur le mur près duquel on débouche, une série de photos de Brassaï (les formidables graffitis) et Helen Levitt https://fr.wikipedia.org/wiki/Helen_Levitt
une grande table centrale dédiée à des photos d'Edo Bertoglio https://fr.wikipedia.org/wiki/Edo_Bertoglio de grapheurs et autres
le mur mitoyen de la galerie que l'on vient de quitter porte lui de grandes photos comme celle-ci, prise à Vienne je crois, de L'Atlas https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Atlas
et au milieu du noir et blanc qui domine, sur le mur du fond, la presque parfaite blancheur de la palissade blanche de Raymond Hains (lui, comme Brassaï, le connaissais tout de même, mais pour mémoire https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Hains)
J'ai dit à grand pas, alors, en façade sur le boulevard, dans la première des salles et la peinture ? et toujours dans le monde du street-art, entre autres, Futura 2000 - aime guère, personnellement http://www.galeriegz.fr/Futura-2000 - et la grouillance à laquelle suis plus sensible de "Enter the Dragon" de JonOne http://jonone.com/
Dans la suivante, où les toiles sont plus nombreuses, deux ou trois oeuvres, pour mon plaisir, de Simon Hantaï (il me semble me souvenir qu'outre la grande et la collecte de couleurs il y en a un tout petit)
et, dans la suivante, je crois, mais ne suis plus très sûre, l'ensemble de Cyprien Chabert que je découvrais (et je suis assez séduite par ceci, trouvé en cherchant un lien http://www.connaissancedelart.com/bibliotheque/BrochureChabert.pdf)
à côté d'un panneau et d'un stabile de Calder, salués avec amitié (je me permets)
Dans la même salle je crois, à côté de la fenêtre et près de la porte vers la suivante, la surprise (pour moi en tout cas) de la presque icône de Sir Cecil Beaton
Parmi les «magiciens» Mona Hatoum (m'intéresse toujours) avec, posé sur un bloc au centre, un keffieh noir et blanc d'où dépassent quelques mèches
bloc que l'on voit ici comme la photographe agacée de ne pouvoir, malgré quatre tentatives, déplacements, éviter d'entrer dans l'oeuvre d'Alighiero Boetti (très belle, sans guère de rapport avec ce que capte la photo, grande surface brune aux lettres et apostrophes or mat, tant pis la garde, je ne me demande pas si c'est narcissisme, je veux croire que c'est pour marquer le goût que j'ai pour lui et davantage pour ces tableaux que pour les cartes http://www.fondazioneboetti.it/)
Un ensemble que j'aime, les deux grands panneaux venus d'Hill Korwa http://hill-korwa.blogspot.fr/ 
voisinant avec des oeuvres de même taille de Chano Devi (monde et dieux en rondeurs souple, acrylique et bouse de vache sur papier) http://chano-devi.blogspot.fr/
Dans la section et la politique ? plus intéressée par l'accrochage, les voisinages que par les noms des auteurs quand il y en avait
tout de même noté à nouveau la présence de Raymond Hains,
constaté une fois de plus qu'il était curieusement presque impossible de capter passablement les photos de Louis Jammes, mais qu'elles me fascinaient toujours http://www.rabouanmoussion.com/louis-jammes-expo-fr/
et puis, à gauche d'Arrabal ce fort slogan qui m'a tant réjouie que j'ai noté de façon totalement illisible le nom de l'auteur.
Dans la dernière salle, presque un couloir ramenant vers la cour, face à une série de portraits d'anciens révérés par Agnès B
En face, pour ouvrir le petit chapitre cosmologique avec deux photographies (je crois) de Pierre Comte http://www.pierre-comte.com/ à côté de l'éclair de Hugues Reip http://www.huguesreip.com/situg3/03.05.oeuvres2005.2007.html
avec, dans la salle suivante, au centre d'un accrochage, trois dessins de David Lynch.
Pour finir (en ce qui me concerne... et, même si j'avais des pieds râleurs et si ma montre me disait qu'il ne me restait plus beaucoup de temps pour les deux expositions que j'étais venue voir, je me disais que ça ne devait pas faire 400 oeuvres...) un beau petit tableau de Cyprien Gaillard (ne connaissais pas et ce qui est dit sur https://www.bugadacargnel.com/fr/artists/6564-cyprien-gaillard me donne envie d'en savoir plus)
un Pierre Boroglio face (si me souviens bien) au Pierre Klossowski
dernière oeuvre vue avant de quitter l'Hôtel de Caumont, pour passer dans le cube de béton charnière avec l'hôtel de Montfaucon, l'ancienne école d'art, où m'attendaient les expositions Anselm Kiefer et Keith Haring, cube dans lequel j'aurais dû emprunter l'escalier, je le découvre maintenant, pour descendre au sous-sol et voir la suite de la sélection dans la collection d'Agnès B … et ma foi j'y retournerai, traversant tout ceci vivement, pour en arriver à ce qu'annonce l'article d'Inferno Magazine https://inferno-magazine.com/2017/07/08/collection-lambert-4-expositions-pour-feter-avignon/
l’exposition au sous-sol...  Jean-Michel Basquiat dont on voit des toiles rarement exposées. Il y a évidemment Robert Mapplethorpe, Andy Wahrol, Patty Smith qui sont les chouchoux de l’une et de l’autre (Agnès B et Lambert)… La série de photos de Pierre Molinier dans la section « b your self » sont très émouvantes, la quantité ici exposée confirme la force et l’étrangeté du personnage… Elles ont aussi toute leur place avec les œuvres de Brassaï, Krull et Arbus qui sont apposées à coté des photos de Nan Goldin, avec une série des années 1991 tout à fait étonnantes... des films de Denis Hooper… l’exposition se termine par une photo de Mick Jagger sur une moto, vrombissante...
Pour le moment, ayant préparé ceci, comme l'après-midi approchait de sa fin, j'ai laissé le fichier en plan, ai pris mon couffin et suis allée dans le soleil et la température devenue humaine (quoique...)
vers le marché des producteurs au bord du Rhône, en quête de quelques tomates, courgettes, patates.... plus un gros pot de confiture 

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

oublié d'indiquer la provenance du commentaire plus haut !

Dominique Hasselmann a dit…

de la peinture et de la photo aux couleurs des tomates : beau parcours !

Normal que Molinier demeure caché au sous-sol, ce sera peut-être pour une autre fois...

Mona Hatoum, vu son expo au Centre Pompidou : une imagination vraiment "installée" !

brigitte celerier a dit…

Dominique, Mona Hatoum installée et consacrée (presque institutionalisée)

Claudine a dit…

C'est beau, plein de choses à regarder !

brigitte celerier a dit…

merci d'en avoir la patience (suite presque pire)

jeandler a dit…

Après un tel parcours, cela méritait bien quelque réconfort.
Merci. Comme si nous y étions.

Godart a dit…

Copieux mais digeste avec tant de beauté et de créativité.

brigitte celerier a dit…

et ce n'est pas fini ...