dimanche, septembre 17, 2017

Quelques pas hors de l'antre

Matin bonnes vieilles douleurs... évacuer les projets assez vagues de sorties pour les journées du patrimoine (une chose surtout m'aurait tentée, visiter les bains Pommer dont j'avais vu des images sur le blog de Michel Benoît http://avignon.midiblogs.com/archive/2017/04/30/vesito-i-ban-pommer-1-868253.html et suivants, récemment achetés par la ville mais il n'y avait que six visites prévues pendant les deux jours et quand l'ai découvert les réservations étaient closes), sortir les trois premiers chandails trouvés dans une housse, ranger dans un bac les robes les plus légères, quelques tee-shirts à manches courtes, repasser six bidules et puis lire un article passionnant dans le Monde Diplomatique sur le Rojava et la situation plus complexe que nous ne le devinons d'après ce qui nous est donné en pâture entre les différents partis en Syrie (y compris entre les kurdes... j'étais un peu étonnée qu'on en parle comme d'un bloc, ce qui n'est pas) et un non moins intéressant dans Alternatives Economiques sur les raisons de l'avance de l'économie allemande, avant de sombrer en lourde sieste.
Mais comme ce qui me reste de lumière vers quatre heures en haut de mon mur m'appelait, comme pensais que n'aurais pas, même si ma consommation baisse, assez de cigares pour deux jours, m'en suis allée... ai failli renoncer parce que c'était braderie dans la rue Joseph Vernet et la rue Saint Agricol, avec une foule supérieure à celle des couloirs du métro Châtelet à sept heures du soir, qui entravait mon avancée que j'aurais voulue rapide et dégagée (ne pas être tentée... ou regretter de ne le pouvoir actuellement).
En ai émergé dans les derniers mètres de Saint Agricol au niveau de la petite rue menant au palais du Roure, me suis souvenue qu'il rouvrait après plusieurs années de travaux http://www.avignon-tourisme.com/monuments-et-patrimoine-culturel/version-ot-avignon/avignon/fiche-PCUPAC084CDT0000345-1.html
ai fait ausculter mon sac en saluant les cloches (la clarté des murs m'a fait croire qu'elles n'étaient pas toutes revenues),les trois musiciens et leur auditoire
ai poussé la porte et sans prendre la documentation offerte (je ne sais pas pourquoi je ne suis jamais très à mon aise là... sans raison) ai grimpé l'escalier
et fait, en compagnie moyennement importante, le tour des salons du premier étage, en captant quelques détails que je pose ici..
sortie par l'arrière, à côté de la préfecture, bureau de tabac, et puisque c'était sur mon chemin de retour si je voulais éviter la foule acheteuse, 
ai fait un petit tour par la maison de Jean Vilar,
découvrant que l'installation de Katie Mitchell Five truths autour d'Ophélie et des mises en scène d'Artaud, Brecht, Brook, Grotowski et Stanislavski, http://maisonjeanvilar.org/public/03_activites/expositions/anterieures/expos_2017/five-truths/index.html que n'avais pas trouvé le temps (idiot, c'est très bref, enfin assez) de voir pendant le festival était toujours ouverte... alors seule (avec quelques brèves incursions négligeables) entre les différents écrans et les sons ai passé un très beau moment, dont aucune photo ne saurait donner idée


6 commentaires:

Claudine a dit…

Beau palais
Merci pour le poète

Arlette A a dit…

Tes pas au hasard sont toujours bien dirigés Merci me semble connaître le Palais et son mobilier

brigitte celerier a dit…

se veut quintessence de la Provence

jeandler a dit…

Une visite vivante de lieux d'un monde passé et désormais illusoire. Merci. C'est superbe.

Dominique Hasselmann a dit…

- Palais du Roure : méritait ces travaux !!!
- Maison de Jean Vilar : il aimait aussi l'eau de Sète qu'il surplombe...

(- "Le Monde diplomatique ": lire aussi l'article précis d'Olivier Cyran sur le "modèle allemand" dont on nous rebat les oreilles...).

brigitte celerier a dit…

pour Vilar il l'aimait d'autant plus qu'il en est un des beaux enfants (avec Brassens et Di Rosa)

oui pour l'article d'Olivier Cyran mais celui d'Alternatives économiques est plus fouillé