lundi, février 26, 2018

Dans l'attente du grand froid

les arbres boules
isolés en rangs sages
se saluent de loin
prisonniers et impuissants
à s'unir pour se blottir
le tarmac blessé
que le givre va blanchir
souffre en silence
et je me navre pour ceux
dont il est la demeure
une aboulie, une envie de dormir
lire ce qu'ont écrit les premiers participants au #3 de l'atelier d'hiver de François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4737 sur leur façon de «faire»
et être dans le sentiment de ma vie où n'ai rien fait, vraiment, en bien ou en mal, ni pour créer – ça ça m'est étranger – ni pour aider ou agir sur les autres...
Le soleil à midi a caressé le mur du fond, y ouvrant un grand triangle d'or doux.


3 commentaires:

Claudine a dit…

Et Paumée qui nous a maintenu la tête hors de l'eau par la force de sa phrase quotidienne

Dominique Hasselmann a dit…

Belle photo que la première.

Quant aux comparaisons avec les autres, suivez votre chemin ! :-)

brigitte celerier a dit…

ce n'est pas comparaison Dominique, c'est admiration un rien paralysante - la plus paralysante étant le modèle et la certitude qu'écrire ou faire, je n'y mets pas autant (me l'interdis)