lundi, mars 26, 2018

Pas à l'heure et pas vraiment là

Ai tenté de rentrer dans le jour, ce matin, avec conscience d'être très en retard, douillettement en retard sur mon horaire, et puis ai pris conscience, ou du moins ai vu sur le haut de mon écran, mais sans que ma conscience accepte de s'y arrêter, que ah oui j'avais une heure de retard de plus... ainsi donc me suis installée tout doux tout doux dans mon décalage, me suis bornée à constater que n'aurais pas le temps de faire ce qui m'ennuyais et suis demeurée bien coite et sereine dans mon à côté...
cheveux lavés à midi... connexions rares et brèves, comme des réflexes auxquels mettais fin, suis partie en mer d'Iroise à la poursuite d'un souvenir d'enfant dont je ne sais depuis une soixantaine d'années, depuis qu'un phrase le relatant comme venue du passé s'est installée dans un coin de moi, s'il est rêve ou réalité, et j'ai tenté, sans grand espoir ni méthode, dans un premier temps, avant d'approfondir peut-être pour l'atelier de François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4742 demain ou plus tard, de trouver des indices en décidant.

Pour le moment me suis bercée dans un magma d'odeurs recréées, de froid iodé, désagréablement humide et passionnant, d'éleveurs préhistoriques, de naufrages, de goémons, de corps trapus, de pêcheurs cultivateurs, de ruines de cabanes ou fermes, de terre non autorisée, protégée, de sarraus gris ou de vichy clair, de morve au nez, de noyés et de traces évanouies, de printemps délicieux près d'un moulin, de dormeurs aux énormes pinces et d'araignées agiles, de casemates, d'un phare, et des noms porteurs de rêve de Molène et Béniguet.. de phares autres et de légendes, d'une source sacrée, de bannières, de la lande presque sauvage en ces temps que ne sauriez connaître, enfin pour la plupart, sur la presqu’île de Kermorvan, de moules à beurre, de coiffes plates, de hanches en peine, de l'ennui du piano et de la méthode rose, d'haveneaux et de chevrettes crues, de poux, d'un buisson d'hortensia et de rosiers absents. 

6 commentaires:

casabotha a dit…

Un jour iodé à la mer enfantine.

Claudine a dit…

moi c'était Quiberon

Dominique Hasselmann a dit…

vos souvenirs naviguent déjà (je n'ose dire sont "en marche")...

brigitte celerier a dit…

casabotha idi l'iode n'est que souveir (sauf en cas d'alerte mais suis en dehors des zones où on donne des pilules d'iode

Claudine, étiez plus sud que moi à cette époque (mais j'arrivais d'Alger et Toulon)

Dominique, mes pauvres pieds n'aimeraient certainement pas les sabots-galoches d'alors

Arlette A a dit…

Demi rêve demi réalité Vogue la galère et le jour passe au suivant

brigitte celerier a dit…

Arlette, le lendemain qui ne s'en est pas totalement sortie, j'aile le flou du rêve (sourire)