vendredi, mars 16, 2018

Variété

tombe du ciel mort
sans fin une pluie morne
la terre la boit
vers le ciel mon sourire
mais la grâce me manque
sortant les images gardées comme les moins mauvaises des oeuvres de Paule Tavera-Storia pour clore la visite du premier étage de l'exposition de la mac'a au Cloître Saint Louis je ne retrouve pas en elles ce qui m'avait plu... bricole dans le vide du matin entre ménage et cuisine une petite vidéo avec lecture improvisée de passages des textes figurant sur son site qui me semblent transmettre mieux que l'image ce charme
à treize heures ma cour crépusculaire à côté de moi pendant que j'épluche une poire et prépare mes pâtes – un peu avant quinze heures le haut du mur mitoyen brille au soleil sous un ciel bleu.
Mélanges de nuages éclatants et de bleus, en proportion variable selon l'orientation de mes pas, quand suis partie un peu après dix sept heures vers la place Jérusalem, tester toutes les portes avant de trouver, évidente à cause de la place, celle du gastro que nous désirions consulter petit toubib et moi en novembre (mais avec d'autres rendez-vous préalables qui, dans notre pré-désert, ont demandé des mois. Un échange à peu près confiant, même si m'énervait un peu qu'il ne devine pas que la petite vieille n'était pas complètement stupide... et des examens et rendez-vous programmés (bon moi maintenant c'est de mes jambes et mon équilibre que je voudrais qu'ils s'occupent... jamais en phase)
et retour dans la lumière fléchissante...
faire cuire patates pour la nuit, prendre billet, et aller attendre la navette
pour l'opéra. Je n'avais jamais vu danser Roy Assaf http://www.danseaujourdhui.fr/artiste/roy-assaf/ et pour combler cette lacune suis allée assister au spectacle avec lequel il tourne actuellement, composé de
six years after – (duo 2011) et the hill (trio 2012) dont j'avais trouvé les extraits ci-dessous
mais j'avais eu tort de traiter par un semblant de mépris l'intérêt que nous portions cet après-midi aux suite de mon opération et carcasse se réveillait, lui ai intimé l'ordre de se calmer, me suis installée pour attendre
mais suis inguérissable et j'étais très très en avance, j'admirais les lumières, je disais même pas mal, elle me répondait vais t'enquiquiner pendant tout le spectacle, je me demandais si j'avais vraiment si forte envie de...
et finalement j'avais de moins envie de voir cette danse, ou ça ne m'était pas essentiel, alors cinq minutes avant qu'arrive la navette ai repassé la porte dans les remparts, ai grimpé l'escalier, calmé carcasse et, puisque lui aussi ne l'avais jamais vu, me suis installé devant Solaris de Tarkovsky https://youtu.be/6-4KydP92ss et https://youtu.be/xXa6XpaxBS0

et c'était très bien ainsi.

10 commentaires:

Claudine a dit…

beaux ciels pour consoler carcasse et passante aux yeux teigneux

brigitte celerier a dit…

je ne veux pas me dire que j'en ai marre de carcasse (mais je fais des voeux pour les yeux)

Arlette A a dit…

Petite coin de cour accueillante pour oublier les contingeances physiques et d
apprécier les petits bonheurs du jour

Dominique Hasselmann a dit…

Ne pas rester "cloîtrée" (attention à l'abus d'exposition... au soleil !) et finalement, un film de Tarkovski..., quoi de mieux ?

Anonyme a dit…

Solaris est encore mieux en livre (Stanislas Lem magnifique) PdB

brigitte celerier a dit…

Arlette, oui s'efforcer à garder sourire, toujours une raison

Dominique, cloîtrée j'ai un peu peur que ce soit mon horizon… enfin pas encore (et puis pas de solution abordable pour cela)

le livre fait partie de l'immensité de choses à découvrir (mais là pour un bon bout de temps n'achète plus de livre… plus trop budget, en ai une pile et plein à relire plus internet, alors c'est très bien)

Anonyme a dit…

ça fait déjà quelques semaines que je prends régulièrement (presque quotidiennement) des nouvelles de cette dame à la belle voix (j'ai d'abord découvert votre vidéo sur nathalie quintane, éprouvant une immédiate sympathie à cause de l'expression "les années 10, les années quintane"), et aux errances avignonesques, documentées avec beaucoup de sensibilité, mais que je perçois plutôt comme aimables flâneries, que comme dérives de "paumée" -
j'aimerais beaucoup savoir ce que vous avez pensé de "solaris" (dont je trouve ridicule de dire que "c'est encore mieux en livre", désolé, je ne cherche pas la polémique, mais, si s. lem est magnifique, tarkovski ne l'est pas moins - fin de la parenthèse)(rouverte pour préciser que j'ai lu le livre) - je crains qu'une vision sur youtube ne rende pas justice à cette oeuvre admirable (comme le sont les sept films du grand artiste russe) -
merci en tous cas pour ces notations au jour le jour, qui sont pour moi un modèle (si je devais un jour écrire un blog...)

brigitte celerier a dit…

sais pas trop mettre des mots sur ce que je lis ou vois… surtout quand ce n'est pas un emballement immédiat (et au fond peut-être encore plus dans ce cas) et je sais que l'état dans lequel on est, l'entourage joue… alors disons que l'ai aimé, qu'il m'a retenue, bec un peu ouvert, plus que normalement une vidéo, moins sans doute que plongée dans le noir d'une salle, moins que Roublev, autant je crois, mais très différemment, ce sui est ma foi normal, que l'enfance d'Ivan les deux seuls films de Tarkovski que j'ai vu (pour les autres ne les ai rencontrés qu'à travers les mots des autres)

karim a dit…

"sais pas trop, etc..." - vous voulez peut-être dire que vous ne cherchez à developper, sur ce que vous lisez et voyez, aucun discours critique, de type savant (tel qu'on peut en lire dans maints blogs) - mais vos notations, pour le lecteur, ont une saveur de vécu irremplaçable (telle cette incise : "bec un peu ouvert", pour décrire votre état de suspension (comme pendant le moment de perte de la gravité, à un moment, au milieu de reproductions de tableaux portant le souvenir de la lointaine planète-mère ?) - flottant parmi les images...) - vous savez, bien sûr, le prix de ces notations, mais vous ne serez pas fâchée qu'on vous le dise... - encore merci (je vais essayer de signer, cette fois, mais ces modalités d'identification informatique me rebuttent toujours un peu)

brigitte celerier a dit…

bien sûr que j'aime bien (sourire) et que vous me réconfortez ou confortez