samedi, juin 16, 2018

c'était

c'était, matin, un vent qui en brusques rafales fraîches barattait le ciel
ce furent des triomphes gris, et quelques moments de clarté posant une main tendre sur la peau
c'était, enfin, le début des travaux de l'opéra, dans le chantier délimité depuis quelques jours par de frêles et hautes barrières
c'étaient Corneille et Molière auxquels ont bouchait la vue des modifications à venir, mais qui ne craignaient plus que leurs lanternes leur tombent sur la tête
c'était des rangements, un peu de repassage,

c'était la lecture en fin d'après-midi des nouvelles contributions à l'atelier d'été de François Bon, mon esprit se refusant à envisager la proposition #8 il pleut https://youtu.be/bWA2GC1BXZA dans la crainte superstitieuse de faire venir la pluie sur ma cour (quoique, cela évitait l'arrosage), et par sollicitude pour le «il» de mon texte.

6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Votre iMac semble fonctionner comme sur des roulettes... :-)

brigitte celerier a dit…

euh… ne pas lui donner d'idées (j'ai dû le redémarrer six fois hier et déjà une ce matin) … je croise les doigts pour que ne m'abandonne pas

jeandler a dit…

Le ciel baratté a-t-il fait son beurre ?

Claudine a dit…

Sacré Mac, six fois... eh bien ! je me souviens de l'article où vous l'aviez trainé à travers la ville...

Arlette A a dit…

Aime bien tes "c'était "

brigitte celerier a dit…

Pierre, le ciel baratté a fait des nuages mais pas de pluie - et ce matin l'était radieux (ça ne devrait pas durer les prochains jours… et ouille le festival approche)

Claudine, moi aussi m'en souviens… la prochaine fois j'insisterai pour une livraison mais financièrement, euh…

Arlette, honte à moi, allais au plus simple (vais continuer je pense)