lundi, juillet 16, 2018

Avignon - festival – jour 10 - matin - deux expositions (suite à plus tard)

Après un bref orage au petites heures du jour, le ciel était redevenu bleu avec nuages bonhommes et la chaleur montait tout doux (enfin pas si tout doux que ça) quand m'en suis allée, me heurtant à trois hommes en bleu (dont un en blanc) rigolards et gentils avec esprit... trois minutes pour se mettre de bonne humeur, me suis arrêtée devant une vitrine, les ai laissé partir vers leur journée.
Ai repris cheminement un peu rêveur, languide, avec trois fois le coeur venant cogner mes dents pour saluer l'arrivée d'un vélo... faut que je prenne habitudes parisiennes.., et saluant au passage Le supporter avignonnais qui s'affichait... (bon ce soir étaient très nettement plus nombreux)
J'allais voir aux Célestins deux des séries exposées par Claire Tabouret http://www.clairetabouret.com , l'auteur de l'affiche et la couverture du catalogue du festival (et dont je l'avoue – honte à moi - j'ignorais l'existence) l'errante consacrée à Isabelle Eberhardt et les étreintes une série de figures masquées (autre exposition chez Lambert) avec toujours ces regards fixes qui nous regardent.
Mais me faufilant entre les tables dans ma petite rage-tétanie-enfin-presque après qu'un troisième vélo ait frôlé brusquement ma marche rêveuse, j'ai réalisé qu'une exposition – je ne savais plus laquelle – se tenait dans la chapelle Saint-Michel prolongement d'une des terrasse de restaurant. En fait oui, voulais la voir, c'était Gaza la vie et nous étions le dernier jour. https://www.letempsdelapalestine.fr/event/gaza-la-vie/
Des gens aimables (de présences palestiniennes) et un échange qui me perturbait un peu pour voir, 
sauf que m'ont frappés les trois ou quatre oeuvres de Raed Issa, dont un vendu,
et puis surtout à côté celles de Mohamed Al-Jawajri - je découvre ce soir qu'il peint de grandes machines assez belles également, je découvre aussi qu'il est né et vit dans le camp de réfugiés de Bureil à Gaza, qu'il a bénéficié d'une bourse et d'une résidence en 2008-2009 à la Cité des Arts à Paris, qu'il a exposé un peu partout dans le monde – sur le moment j'ai découvert que ce tableau me plaisait, que je le voulais, que ce n'était pas très sage mais pas tellement et que donc sans réfléchir d'avantage me fallait l'acheter… 
faire un petit tour devant d'autres oeuvres et sortir pour continuer à longer le couvent des Célestins jusqu'à l'église, après avoir demandé qu'on me le garde une petite heure.
Et je crois que n'avais jamais été autant sous le charme de l'église un peu mieux éclairée que d'habitude, moins casse-cou, mais pas trop, juste ce qu'il fallait pour qu'émergent ses belles plaies. Les oeuvres de Claire Tabouret, assez peu nombreuses finalement, sont dans l'ensemble belles et fortes (même si ne les aime pas toutes)... me suis laissé aller à trop de photos alors bêtement je les mets là dans l'ordre... si vous êtes encore là n'avez qu'à degringoler pour suivre ma visite
Et puis, comme dans la nef centrale, depuis quelques années, sont projetées devant des transats (et une série de chaises dures comme les aime au fond) des grandes vidéos, archives des festivals précédents, me suis assise pour voir un long passage des lectures dans le Jardin de Ceccano l'année où Christiane Taubira était l'invitée, on aura tout à propos de l'esclavage aux Antilles et en Guyanne, avant de passer prendre mon nouveau compagnon, soigneusement empaqueté dans des matériaux hétéroclites
de rentrer, le déballer, le poser provisoirement sur une petite table, appuyé contre le mur de pierres (je crois que le cadre étant un peu endommagé vais faire poser une petite baguette ton sur ton...) de déjeuner, de siester
mais comme ceci est très long, comme suis réellement crevée là, provisoirement, je garde mon après midi à Villeneuve et le bon spectacle auquel j'ai assisté pour demain.






5 commentaires:

Arlette A a dit…

Ne pas résister à un coup de coeur et se sentir bien tu donnes envie de vivre bien

Claudine a dit…

Bon choix, j'aime beaucoup

brigitte celerier a dit…

ceci dit l'après midi a été durable et je ne peux rester plus d'un quart d'heure de suite au maximum devant l'ordinateur, l'épuisement revient à grands pas

Dominique Hasselmann a dit…

Les tableaux s'enchaînent, comme mis en scène par une main délicate...

brigitte celerier a dit…

Dominique, et ma lassitude - je ne support plus de rester plus de quelques minutes devant l'ordinateur, m'a incitée à les laisser faire sans moi...